dimanche 18 septembre 2011

La fin de l'Éternité, de Isaac Asimov

The end of eternity en VO
Parution VO en 1965


Il y a plusieurs résumés selon les éditions, certaines donnant même des infos des dernières pages ! JE vais mettre celle de l'édition Denoël (celle que j'ai lue), à mon avis la plus juste.  Et celle qui spoile le moins.
Au 24e siècle, le mathématicien Mallansohn a inventé l'éternité, autrement dit le voyage dans le temps. Depuis, une équipe inter-temporelle patrouille dans l'Histoire pour guider et orienter l'humanité. Jusqu'au jour où, pour protéger une ravissante personne du 482ème siècle avec laquelle il aimerait s'unir en dépit d'une loi contraire, Andrew Harlan, un " Eternel ", se met à l'étude des mathématiques... et découvre que Mallansohn ne pouvait pas inventer l'éternité, les connaissances de son temps étant insuffisantes. La réalité, ou plutôt les réalités sont bien plus complexes qu'il ne l'imaginait : elles fourmillent de pièges. Mais l'intelligence, surtout quand elle est inspirée par l'amour, n'est-elle pas capable de renverser les montagnes ?

J'ai voulu lire ce roman pour deux raisons, liées d'ailleurs. Asimov d'un côté... et le fait que dans un sens c'est un prélude à l'histoire des temps futurs que j'ai pu chroniquer cet été... Et puis ça faisait longtemps que je n'avais pas lu d'histoire de voyage dans le temps, donc....
Niveau voyage dans le temps, point de voiture modifiée ou de cabine bleue volée, non non, il y a "juste" une organisation tirant son énergie de la mort du soleil et vivant dans une sorte de gratte-ciel situé hors du temps et de l'espace. Ses occupants, les Éternels, que les gens "normaux" considèrent comme une compagnie de commerce inter temporel, modifient régulièrement certains détails pour changer l'histoire humaine... Mais probablement pour éviter d'avoir à gérer d'immenses changements, Asimov a utilisé un truc que j'ai pu voir dans la patrouille du temps de Poul Anderson et, je crois, dans certaines nouvelles de la Grande Guerre modificatrice de Fritz Leiber, une sorte d'inertie dans le temps. Par exemple, changer totalement le 35ème siècle ne changera pas (ou si peu) le 62ème, car au final, les choses évolueront pour revenir au futur initial...
 
Première chose qui m'a marqué, certaines parties du roman ont vraiment vieilli, celles sur les ordinateurs surtout. Si avec Fondation ce n'était pas grave (après tout la technologie peut varier en 20 000 ans), pour les Éternels qui peuvent avoir la technologie de tous les siècles à venir, enfin plus ou moins, voir des ordinateurs à fiches cartonnées m'ennuie.... Bon, ça vient de l'âge du roman mais passons....
En revanche, Asimov, comme à son habitude, n'a pas hésité à placer des époques avec des mœurs bien différentes de celles de son époque... Et de la nôtre. Bon point.

On peut critiquer l'histoire d'amour comme simpliste et la motivation du héros très exagérée pour une simple nuit, mais ça serait ne pas tenir compte de certains développements de l'histoire ou encore du fait que les Éternels n'ont pas souvent l'occasion d'avoir des relations amoureuses.
Cependant, derrière cette histoire en apparence simpliste : "Greuh moi homme, moi sauver femme que moi aime" se cache une histoire bien plus riche avec divers camps et motivations.... Même si certaines me semblent abusées (niveau sacrifice, mais chut).

J'ai aimé
  • L'histoire plus riche qu'on pourrait le croire au premier abord.
  • Le principe de l'Éternité (même si je ne suis pas sûr qu'en vrai je penserais la même chose u_u)
Je n'ai pas aimé
  • Certains passages, comme les ordinateurs, ont TRÈS mal vieilli.
  • Les motivations abusées (mais chut, je n'ai pas envie de spoiler).
Ressenti
Sympa, ce roman sans être parfait est vraiment une bonne lecture. Le voyage dans le temps est bien traité et certaines remarques à son sujet sont assez pertinentes. Rétrospectivement un bon prologue à l'Histoire des temps futurs.


1 commentaire:

  1. /doit te le piquer :D
    (vraiment pas tout de suite par contre)

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