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lundi 5 mars 2012

L'Hérésie d'Horus, tome 16 : L'âge des ténèbres, de Graham McNeill et James Swallow et Dan Abnett et Collectif

The Inheritance & Others Stories en VO
Parution VO en 2011

Allez un peu de nouvelles de l'univers Games Workshop, et surtout l'Hérésie d'Horus.
Après sa trahison sur Istvaan, Horus entame sa campagne  contre l'Empereur dans une guerre galactique dont l'enjeu n'est autre que Terra. Mais la route qui mène à cette ultime confrontation entre père et fils est longue, sept années de secrets et de silences, de complots et de stratagèmes qui auront des conséquences d'un bout à l'autre de la galaxie. La vérité sur l'histoire oubliée des plus sombres années de l'Hérésie est sur le point d'être dévoilée, et avec elle des révélations qui secoueront l'Imperium jusque dans ses fondations.

Encore une fois, si vous n'avez pas lu le reste de l'Hérésie d'Horus, inutile de lire ce livre... Oh bien sûr, si vous avez une bonne connaissance de l'univers Games Workshop, alors oui, ça peut se lire mais ça serait ne pas connaître tous les personnages.
Car oui, en effet, certains personnages reviennent. Ce n'est pas un mal, on peut continuer à suivre leur parcours... Bon ce n'est pas non plus le centre du bouquin. Bon allez, revue rapide des nouvelles :


Les règles du combat, de Graham McNeill
Une petite nouvelle qui montre la rédaction du Codex Astartes. Du moins une partie. La nouvelle est sympa mais est un peu trop... "magique" par moment, du genre les marines sont trop obtus pour reconnaître un plan génial sauf au moment où il devient génial. Remarquez, ce sont des marines, c'est crédible. :D La fin est ouverte sur un futur roman, je pense.

Le fruit du mensonge, de James Swallow
La bonne idée, c'est que c'est une nouvelle sur les civils. Comment l'Hérésie s'est-elle répandue sur des petites planètes isolées. C'est agréable de voir ce côté-ci des choses (là le format de nouvelle est parfaitement approprié). La mauvaise idée est que je n'ai pas accroché à la construction ni été le moins du monde surpris. Enfin ce n'est pas un drame.

Les Fils oubliés, de Nick Kyme
Une planète hésite à choisir entre Horus et l'Empereur. Oui, ça a dû arriver. Mais là où Horus envoie un commémorateur, l'Empereur envoie deux marines.... Ce n'est pas vraiment la meilleure idée du siècle... Ni pour la nouvelle ni pour l'histoire. Dommage. Enfin ça se lit.

Le dernier commémorateur, de John French
Une nouvelle plutôt bien pensée sur l'Imperium avec des références sur le reste du fluff de 40k. Vraiment j'ai bien aimé.

Renaissance, de Chris Wraight
Une nouvelle sur les Thousand Sons... Je vais tenter d'être objectif... Disons-le tout net, j'ai aimé. L'idée est pas mal du tout et ça éclaire sur certains personnages.
Je me dois de faire un léger spoil, du coup, ceux qui ne veulent pas, rdv à la nouvelle qui suit.


Oui la fin est bien sûr une référence aux Blood Ravens. Comme souvent avec GW, il y a un faisceau d'indices qui explique que les BR viennent des TS. Cette nouvelle explique comment. Je ne pense pas qu'il y aura une confirmation (on m'avait dit que si les BR ne connaissaient pas leur primarque à la base, c'était pour ne pas favoriser tel ou tel joueur de Space Marine). Soyons beau joueur, ce n'est pas mal fait.



Le visage de la trahison, de Gav Thorpe
Je ne comprends pas... Ici il s'agit d'une mission de sauvetage de primarque. POURQUOI AVOIR FAIT ÇA SOUS FORME DE NOUVELLE ? Il y avait matière à faire un roman simili-poignant avec des destins pseudo-héroiques (je suis mauvaise langue un peu :P). Là avec le format de nouvelle, j'ai un sentiment d'inachevé.

L'autre Horus, de Dan Abnett
Je... je suis passé à côté de cette nouvelle... S'il ne s'agit pas un préambule à un roman futur, je ne vois pas trop...

Cœur de fer, de Rob Sanders
Une lutte fratricide entre les Iron Warriors. En effet, tous du chapitre n'ont pas suivi aveuglément Horus... je n'ai pas d'avis réel ici. Je reconnais par contre qu'il est toujours intéressant de montrer que certains marines des légions renégates restent accrochés à leurs anciennes valeurs.

Des Armes brutales, d'Aaron Dembski-Bowden
Hum, le Lion et Cruze qui se tapent la discut'.... (je crois que c'est l'expression qui est très juste), cette nouvelle éclaire un peu le comportement des Dark Angels... Après, on aime ou on n'aime pas... Mais ça reste sympa.


J'ai aimé
  • De très bonnes idées sur certaines nouvelles.
Je n'ai pas aimé
  • Quelques choix niveau nouvelles qui me laissent.... dubitatif.
Ressenti
Pas mal. Oui ça reste de la littérature de gare, mais c'est quand même sympa à lire. Je m'attendais à pire. Toutes les nouvelles ne se valent pas, bien sûr, mais c'est le principe des nouvelles.

samedi 18 février 2012

L'héritage et autres nouvelles, de Robin Hobb et Megan Lindholm

The Inheritance & Others Stories en VO
Parution VO en 2011

Oui, je sais Robin hobb et Megan Lindholm sont une seule personne, mais elle a ses raisons de choisir sa signature, du coup...
Au sommaire :
1 - Une note de lavande
2 - La Dame d'argent et le quadragénaire
3 - Coupure
4 - Le cinquième chat écrasé
5 - Chats errants
6 - Finis
7 - Boîte à rythme
8 - l'Héritage
9 - Viande pour chat

Dans l’une de ces nouvelles, de riches Terrilviennes côtoient des vampires, des musiciens extraterrestres, des mendiants et des chats. Dans une autre, une femme, écrivain en herbe, gagne chichement sa vie dans une librairie et s’ennuie. Un jour, un homme entre dans le magasin et va bouleverser son existence. Son nom ? Merlin..


J'aime beaucoup ce que fait Robin Hobb, du coup quand j'ai su que ça venait de sortir en France, je n'ai pas attendu longtemps pour le lire.
Sur la forme, il s'agit donc d'un bouquin de nouvelles, entrecoupées d'explications de texte... sur l'histoire de Robin Hobb/Megan Lindholm et sur la genèse des histoires. Forcément, je ne peux qu'aimer le principe. On notera que par rapport à la VO, l'histoire "homecoming" (Retour au pays) n'est pas incluse dedans, probablement parce que déjà publiée par Pygmalion ? C'est un peu dommage pour ceux qui n'ont pas le livre... Ceci dit, la dernière fois la FNAC m'a dit que Pygmalion ne publie plus cette nouvelle, une question de droits peut-être ?
Niveau univers, seules les deux dernières sont de l'univers du Royaume des Anciens, les autres sont indépendantes et variées. C'est peut-être pour ça que la couverture varie tant des autres livres d'elle chez Pygmalion...

Une note de lavande
Un peut de SF qui laisse sur sa faim je trouve. Le récit est sympa mais il manque quelque chose.

La Dame d'argent et le quadragénaire
C'est une histoire d'amour qui a une touche de fantastique... Pas de fantasy, car la magie n'est plus ce qu'elle était.

Coupure
La nouvelle qui m'a le plus marqué dans cet ouvrage... Et facilement dans le top 10 de toutes les nouvelles jamais lues. L'auteur ne donne pas de réponse à la question qu'elle pose ici... À qui appartient le corps ? Et ceux des enfants ? Pourquoi certaines opérations esthétiques sont acceptées et pas d'autres ?

Le cinquième chat écrasé
Une petite nouvelle qu'elle présente comme un combat contre les histoires où le héros est "l'élu". Je ne la lis pas de cette façon, mais la fin est intéressante.

Chats errants
Un peu de fantastique pour une histoire assez dure. Prévisible mais bien racontée.

Finis
Encore une fois la nouvelle est assez prévisible, j'aime bien l'idée, mais malheureusement, comme on la voit venir...

Boîte à rythme
Même si la genèse de la nouvelle est une question toujours d'actualité (concert et propriété intellectuelle), il y a un côté "Bienvenue à Gattaca" qui n'est pas déplaisant.

L'Héritage
Première des deux nouvelles de Robin Hobb. Cette nouvelle est intéressante sur la notion d'héritage, et j'aime bien le portrait. Pour info, le bois sorcier dans l'univers du Royaume des Anciens finit par absorber une partie des personnalités des propriétaires.

Viande pour chat
Encore une nouvelle du Royaume des Anciens, là on a juste à savoir que le Vif est la magie permettant de communiquer avec les bêtes. La nouvelle est sympathique mais un brin en dessous de précédente. J'aime bien le chat.

J'ai aimé
  • L'écriture !
  • La plupart des nouvelle.
Je n'ai pas aimé
  • Bah quelques nouvelles où il manque quelque chose.
Ressenti
Bon ! Même si je peux être critique pour certaines nouvelles, ça reste un ouvrage que j'ai vraiment apprécié. Mais est-ce étonnant ?
S'il ne fallait en lire qu'une, ça serait dommage mais je conseillerais Coupure.

vendredi 10 février 2012

Flûte, flûte et flûtes!, de Isaac Asimov

Buy Jupiter and other stories en VO
Parution VO en 1975

Oh, de l'Asimov... Sur ce blog c'est étonnant.... C'est la première partie de "Buy jupiter and other stories", je tâcherai de lire la suite un jour.
Un savant dont les découvertes risquent d'envoyer aux oubliettes le métier d'antiquaire... Un singe qui, couplé à un ordinateur, donne enfin raison aux statisticiens en réécrivant les sonnets de Shakespeare...Un homme qui survit au sommet de l'Everest grâce à des martiens...Un voyageur temporel qui peut nous révéler pourquoi les dinosaures ont disparu...Panique dans les couloirs de la Commission de l'Énergie Atomique! La radioactivité a disparu et même le souvenir qu'une telle chose ait pu exister..Dix nouvelles où l'évolution d'un genre se reflète dans celle d'un de ses représentant les plus prestigieux, classées par ordre chronologique et commentées par l'auteur, plus en verve que jamais. un feu d'artifice de trouvailles et de bonne humeur.

Encore un recueil, avec en prime les explications entre chaque nouvelles. Ô JOIE.
Le billard darwinien
Une vision intéressante de l'évolution et de la religion. Bien sûr les intégristes de tout poil, athées ou religieux, risquent tous de crier au blasphème (enfin pas trop hein), mais qu'importe ?

Le jour des chasseurs
Une idée intéressante de la fin des dinosaures. Certes, on peut faire le même reproche que celui que se fait Asimov mais ça reste une idée sympathique. Par contre, dommage qu'Asimov reprenne ici l'idée à la noix sur les 10% du cerveau utilisés.

Pour ces deux nouvelles, je ne peux que déplorer l'image que l'auteur fait des dinosaures.... mais peut-être est-ce dû à la date d'écriture....

Shash Guido G.
Hum... je pense que c'est typiquement le genre de nouvelle qu'on apprécie plus en VO pour apprécier les calembours... Dommage.

Flûte, flûte et flûte!
Ce n'est pas ma nouvelle favorite. Elle a été faite pour faire rire mais malheureusement, malgré quelques bonnes idées, ça n'est pas vraiment celle que j'ai le plus aimée...

Le doigt du singe
Là par contre, c'est une bonne idée de nouvelle, une bonne fin... Mais curieusement j'ai l'impression que ce genre d'expérience serait tout bonnement impossible aujourd'hui. =D

Everest 
Typiquement le genre de nouvelle qui prend une saveur particulière avec le commentaire d'Asimov et son auto-dérision.

La pause
J'ai eu du mal à voir où Asimov voulait en venir, mais la fin est plutôt bien trouvée. Cependant ça n'est pas sa meilleure nouvelle.

Il vaut mieux pas
Nouvelle tout à fait dispensable, j'avais même oublié son existence entre le moment où j'ai fini le bouquin et celui où je le chronique.

Tous des explorateurs
Là au contraire, je trouve cette nouvelle plutôt bien fichue, bien faite. J'ai tendance à la trouver peu réaliste, car ça serait un brin complexe, j'ai l'impression, à arriver "en vrai" mais.... J'ai aimé.

Blanc!
Une courte nouvelle sur une idée originale sur le voyage dans le temps.

J'ai aimé
  • La plupart des nouvelles.
  • Les commentaires d'Asimov.
Je n'ai pas aimé
  • Bah toutes les nouvelles ne sont pas au même niveau.
Ressenti 
Bon au final. Mais qui pouvait en douter ?

mardi 17 janvier 2012

La Cybériade, de Stanislas Lem

Cyberiada en VO
Parution VO en 1965

J'ai pris ce livre un peu par hasard, ne sachant pas trop à quoi m'attendre (je n'avais même pas vu que c'était estampillé "nouvelles" mais le synopsis m'amusait. Qu'en est-il ?
Tyrans de toutes les planètes, ne restez plus en difficulté ! Si vos sujets vous manquent de respect, si vos voisins vous asticotent, si vos courtisans vous barbent, faites appel à Trurl et Klapaucius, les deux constructeurs cosmiques ! Ils vous tireront d'affaire, que vous soyez robots ou visqueux. Leur imagination est débordante, leur technique hyper-perfectionnée, leur science insondable. Et, s'ils vous mettent dans un pétrin pis encore que le premier, eux sauront toujours s'en tirer... Dans une traduction nouvelle et complétée, les aventures épico-surréalistes des deux as du bricolage cosmique.

Je reconnais que je ne connais pas l'auteur, même si visiblement il est plutôt connu.. Mais passons, l'important est ce livre.
Il s'agit donc de quelques nouvelles sur deux constructeurs : Turl et Kapaucius, les meilleurs ennemis du monde (ou les pires amis, c'est selon), ou les meilleurs amis du monde, ça dépend des nouvelles.
Ces nouvelles concernent les machines qu'ils inventent, soit pour leurs "clients", soit pour leurs propres besoins ou envies. Bien sûr, tout ne se passe pas forcément comme ça devrait et voilà l'occasion pour l'auteur de faire beaucoup, beaucoup d'humour. Ici il ne faut pas chercher une profondeur dans l'histoire, juste des petites fables bien sympathiques.
Ici nous avons des rois embêtés par le choix amoureux de sa descendance... un roi joueur, une machine pouvant TOUT fabriquer à condition que ça commence par un N....
Une machine poète (chapeau au traducteur)... une autre qui peut donner un défi à un roi chasseur... Mais de façon très originale.
Curieusement, je suis sûr d'avoir lu quelque part la dernière histoire (sur comment faire le bien universel), probablement dans un des volumes de la "grande anthologie de la science-fiction". Peut-être que vous aussi elle vous dira quelque chose...
J'ignore ce qu'il en est de la VO ou d'hypothétiques autres VF, mais ici parfois les termes étaient un brin... surrannés... Parfois peut-être un peu trop mais il ne faut pas avoir peur de se lancer et de continuer. Ceci dit, c'est vrai que ça va avec l'aspect "fables" des nouvelles.

En fait, je n'avais pas fait gaffe du tout, mais l'auteur a eu l'honneur d'un doodle Google, qui fait référence à plusieurs des nouvelles du volume (j'avais joué avec ce Doodle sans rien connaître). L'ayant retrouvé sur Youtube, le voici :

J'ai aimé
  • L'humour.
  • Les idées.
Je n'ai pas aimé
  • L'écriture peut rendre la lecture un peu plus difficile.
Ressenti
Assez bon. L'humour est présent, les idées sont là. Donc autant vous y mettre aussi. :3

jeudi 29 décembre 2011

Jusqu'à la quatrième génération, de Isaac Asimov

Nightfall and other stories en VO
Parution VO en 1969

Ben oui, de l'Asimov, c'est toujours bien et rapide à lire.
Vous êtes gréviste et la vie de 30.000 personnes dépend de votre labeur. Vous croyez au succès rapide de vos revendications. Ne vous y fiez pas. Même sur cet astéroïde perdu, il peut se trouver un briseur de grève ; tant pis pour lui s'il est ensuite puni par là où il a péché.
Vous travaillez sur une station spatiale. On s'obstine à vous envoyer du matériel en pièces détachées avec des schémas de montage mal imprimés. Vous attendez donc avec impatience le robot spécialisé en montages délicats qu'on vous a promis. Mais quand il arrive... Surprise !


Tout d'abord, en VF, il ne s'agit que d'une partie d'un plus gros recueil de nouvelles. D'ailleurs, si vous avez l'occasion de lire Nightfall (quand les Ténèbres viendront), sautez dessus.
Mais passons, ce n'est pas le sujet. Bon point ici de nouveau il y a des explications d'Asimov sur les nouvelles et c'est un bon point. Allez, go ! 9 nouvelles.

Les mouches
Pas ma préférée, son principal intérêt est l'explication précédente.

Briseur de grève
Nouvelle assez sympathique sur les tabous et les castes dans des sociétés. Arriverez-vous à deviner la fin ?

Introduisez la tête A dans le logement B
Nouvelle assez facile, et courte mais la genèse, décrite juste avant, donne toute sa saveur à cette nouvelle. C'est d'ailleurs pour ça que j'aime bien quand Asimov parle un peu de ses nouvelles....

Le sorcier à la page
Je n'ai pas lu ce qu'il conseille de lire, donc je ne peux pas trop dire... Bon je passe sur la notion de mariage dans cette nouvelle, elle est nécessaire à l'intrigue. Je ne l'ai pas trouvée plus drôle que les autres mais pas moins drôle non plus.

Jusqu'à la quatrième génération
Je ne l'ai pas trouvée géniale, j'avoue, mais c'est une question de goût...

La machine qui gagna la guerre
C'est.... la nouvelle que je préfère dans ce recueil... Une suite de révélations sur ce qui s'est passé durant la guerre.. La fin vaut le coup.

Mon fils, le physicien
Amusante, j'aime bien le fait que le scientifique  n'est pas forcément aussi débrouillard qu'il le faudrait.
Mais c'est une pub à la base... étrange.

Les yeux ne servent pas qu'à voir
La nouvelle a une origine étrange mais donne un résultat au final assez sympathique. Je ne suis pas sûr que le premier refus était justifié, tant pis pour Playboy.

Ségrégationniste
J'avais déjà lu ailleurs, ce n'est pas ma préférée... mais elle se lit bien et est assez logique quand on y pense.


J'ai aimé
  • Les préface.
  • Le style d'Asimov.
  • La machine qui gagna la guerre.
Je n'ai pas aimé
  • Dans un sens, "jusqu'à la quatrième génération".
Ressenti
Ce n'est pas le meilleur recueil mais j'ai bien aimé. En grand partie parce que j'ai toujours aimé le style d'Asimov. Alors je donne l'impression d'avoir pas mal critiqué mais il ne faut pas croire, c'est toujours aussi plaisant à lire. Toujours.

mercredi 16 novembre 2011

Espace vital, de Isaac Asimov

Earth is room enough en VO
Parution VO en 1957

Asimov... surprenant.
Quoi de plus utile qu'un chronoscope pour qui veut réhabiliter les Carthaginois calomniés ? Mais quel péril le sondage temporel fait-il courir à l'humanité ?
S'il avait connu la robotique, Sherlock Holmes aurait été obligé de se recycler...
Le corps électoral réduit à un seul et unique électeur : c'est le triomphe de la démocratie électronique...
Il était une fois un pauvre petit ordinateur bien courageux et bien malheureux...


Encore quelques nouvelles d'Asimov, je ne peux qu'apprécier, non ? Contrairement au dernier recueil que j'ai lu de lui, il n'y a pas d'explications entre les nouvelles, dommage.
Espace vital
L'idée de départ est intéressante mais la fin est un peu rapide, dommage.
Les cendres du passé
C'est une des histoires les plus intéressantes que j'ai jamais lues. Surtout la fin (même si dans un sens, c'est arrivé dans notre monde à nous). Et c'est une belle pique aux complotistes.
Effet miroir
Ah les robots... Bah j'avais déjà lu dans le Grand Livre des Robots, j'avais beaucoup aimé cette histoire. L'utilisation de la logique et des Trois Lois (si vous ne les connaissez pas, je vous encourage à les découvrir). Bien sûr, ce sont des personnages récurrents chez Asimov, mais ne pas les connaître n'est pas grave.
Devoir civique
Probablement sans prétention, c'est une nouvelle assez étrange sur un futur possible de la démocratie (auquel je ne crois pas trop... mais ça devait paraître crédible dans les années 50).
Le Pacte
Une vision amusante des pactes avec les démons... C'est plutôt intéressant.
Des histoires pour gosses
La vision des elfes la plus originale que j'ai pu voir... C'est une très bonne nouvelle dont la fin est amusante, ou déprimante, selon le point de vue.
Avec de l'eau partout
Probablement la nouvelle la moins intéressante du roman mais également la plus courte, donc.... Enfin c'est probablement de l'humour, mais je ne suis pas rentré dedans.
Le message
Ah une petite histoire de voyage dans le temps. Très sympathique, surtout quand on connaît ce  quoi cette nouvelle fait allusion.
Satisfaction garantie
Une histoire de robot mais sans que les Trois Lois ne soient au centre (même si la première est bien décrite). Peut-être un peu évidente par moment mais logique quand on y pense.
Le feu de l'Enfer
Une nouvelle pacifiste, on va dire, liée à l'époque.
La dernière trompette
Je crois que c'est la nouvelle de fin du Monde la plus terrifiante que j'ai jamais lue. Sincèrement... Pas besoin de sang ni de larmes, pas besoin de météores ravageant la planète.... Non... Chapeau.
Le barde éternel
Une nouvelle à tendance humoristique... En tous cas je l'ai prise comme telle et c'est bien mené, évident peut-être mais bien mené quand même.
Un jour....
Plutôt triste et mélancolique, cette nouvelle était aussi dans le recueil des robots... Je ne sais pas trop si c'était un futur crédible à l'époque, mais clairement aujourd'hui, ça ne l'est pas (mais rien ne dit d'ailleurs que dans un futur lointain, ça ne redeviendra pas crédible :p).

Il faut bien voir que ce recueil est, de ce que j'ai lu d'Asimov, celui qui me semble le plus daté. Plus que dans d'autres, on sent bien que le temps a passé depuis l'écriture de ces nouvelles. Je ne dis pas que la vision du futur qu'on a aujourd'hui est forcément plus juste que celle qui prédominait il y a 50 ans, bien entendu. Enfin ça donne un certain charme.

J'ai aimé
  • Le style d'Asimov.
  • Plusieurs nouvelles, comme les cendres du passé ou le message.
Je n'ai pas aimé
  • Deux trois nouvelles en dessous du lot mais c'est normal.
Ressenti
Bon... Bien sûr, j'ai du mal à faire une critique précise des nouvelles... mais c'est de l'Asimov, ça se lit toujours bien. Lisez Asimov, c'est le bien !

vendredi 11 novembre 2011

La Guerre des modifications, tome 2 : Les racines du passé, de Fritz Leiber

The mind spider en VO
Parution VO en 1961

Je n'avais pas spécialement été emballé par le tome 1. Justement parce que je trouvais que ça aurait été mieux en nouvelles. C'est le cas là... Verdict ? 
QUAND SOUFFLE LE VENT DE LA MODIFICATION...
Quand l'Histoire change et que les événements que nous croyions immuables s'effacent ou se transforment, c'est une bataille. Un épisode de la plus formidable des guerres. Celle qui embrasse l'éternité. Celle qui n'épargne pas plus les Néanderthaliens que les citoyens sophistiqués de Vénus au XXllle siècle. Qui oppose Les Carthaginois à la Wermacht, les lanciers du Bengale aux braves de Valmy...

Tout d'abord, il faut bien voir que le résumé n'est pas spécialement juste, c'est bien une présentation de la Grande Guerre du Temps, mais rien de plus.
Le livre est divisé en 5 nouvelles. Les deux premières se déroulent clairement dans cette Grande Guerre, la dernière aussi, mais d'une façon plus lointaine, les deux autres sont à part.
Les deux premières sont d'ailleurs juste fabuleuses, mettant en avant les particularités de cette Grande Guerre et des réactions du Temps. Rien que ces deux nouvelles justifient la lecture de ce recueil.
La dernière nouvelle est un peu plus confuse à mes yeux, mais c'est probablement à cause de mes lacunes en Shakespeare...
Les deux autres nouvelles sont sympathiques mais ne cassent pas trois pattes à un canard. Elles se laissent lire facilement.

J'ai aimé
  • Les deux premières nouvelles
Je n'ai pas aimé
  • J'aurais bien aimé que les autres soient du même type. xD
Ressenti
En dents de scie, mais rien que pour les deux premières nouvelles je suis heureux de l'avoir lu. En effet, cet nivers des Serpents et des Araignées se décline bien mieux en nouvelles.

lundi 7 novembre 2011

Zombies contre Licornes, de Justine Larbalestier et Holly Black


Zombies vs. Unicorns en VO
Parution VO en 2010



Hum... recueil de nouvelles dont le titre m'a induit en erreur. Du coup, cette chronique est un cas de conscience, je suis sûr que beaucoup auront un avis bien différent du mien.
Depuis la nuit des temps, une question reste sans réponse : des zombies ou des licornes, quelle créature est la plus fantastique ? Dans cette anthologie, deux auteurs phares de la littérature YA, Holly Black et Justine Larbalestier (respectivement équipe Licorne et équipe Zombie), ont rassemblé de quoi défendre les deux camps. Les arguments prennent la forme de courtes histoires : six d'entres elles dépeignent les forces des licornes, alors que les autres montrent le bon (et le très très mauvais) côté des zombies. Parmi les auteurs du recueil, on trouve des écrivains très célèbres comme Cassandra Clare, Meg Cabot ou Scott Westerfeld. Chacun livre un récit unique, parfois drôle,parfois inquiétant, toujours avec finesse et imagination.

À partir de maintenant, la question sera sur toutes les lèvres : qui supporterez-vous ? Team Zombie ou Team Licorne ?


Quand j'ai entendu parler de ce livre, je pensais lire des nouvelles de zombies contre des licornes... Mais je n'avais pas le 4ème de couverture. Clairement j'ai été déçu quand j'ai vu de quoi il retournait. Bon, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j'ai quand même décidé de m'y mettre (surtout pour Kathleen Duey...).
Quel est le plus fort ? L'hippopotame ou l'éléphant ? Imaginez un bouquin écrit par Serge Karamazov et par Simon Jérémi qui invitent des auteurs pour écrire des nouvelles.. Et qui préfacent ainsi chaque nouvelle. Si vous n'avez rien compris à ce que j'ai dit, vous comprenez l'état d'esprit avec lequel j'ai lu ce livre.... en effet, je ne connais pas les auteurs (sauf Duey un peu). Il est possible que leur "dispute" soit tiré d'un fait que j'ignore... Autrement dit, j'ai vraiment eu l'impression d'un délire dont j'ai été exclu dès le départ....

Questions nouvelles, c'est une nouvelle sur les licornes, suivi d'une nouvelle sur les zombies, et chaque nouvelle est précédée d'un petit texte simulant un dialogue entre Larbalestier et Black. Probablement à vocation humoristique quand on connaît le délire, mais moi ça m'a laissé de marbre.
c'est très inégal. Si les deux dernières sont vraiment sympathiques, les deux premières m'ont laissé un goût amer... D'ailleurs la deuxième commençait vraiment bien, la comparaison entre le repas d'un zombie et le plat de nouilles qui parle... dommage ça n'a pas suivi sur la durée (bon il est possible qu'avec deux chromosomes X on apprécie plus cette nouvelle, mais moi ça m'a surtout fait penser à une fan fiction faite par une slasheuse).
Sinon, Kathleen Duey a fait l'avant-dernière nouvelle. La nouvelle est sympa, il reste plein de questions mais le principe des "vierges" est original... Je n'ai pas été déçu suite à son prix de la magie....

Après, les autres... allez, je vais faire un petit détail :
La plus haute justice, de Garth Nix : Mouais, pas d'intérêt particulier...
Love Will Tear Us Apart, de Alaya Dawn Johnson : Bonne idée de départ mais ça vire au grand n'importe quoi à mes yeux. Voir au dessus.
Test de pureté, de Naomi Novik : Ah, elle m'a fait rire celle là.
Bougainvillées, de Carrie Ryan : Pas forcément mauvaise en soit mais je n'ai accroché ni à l'histoire ni à l'héroïne.
Un millier de fleurs, de Margo Lanagan : euh... Joker...
Les enfants de la révolution, de Maureen Johnson : Elle vaut surtout pour les quelques paragraphe de fin. Ceci dit, la nouvelle est racontée au passé à la première personne... Mais "quand" a-t-elle le temps de se remémorer tout ça ?
Prendre soin de son bébé licorne (tueuse), de Diana Peterfreund : J'imagine qu'on peut apprécier cette nouvelle. Personnellement, malgré quelques bonnes idées (comme les licornes de ce monde), j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire... le style d'écriture ?
Inoculata, de Scott Westerfeld : Mouais, pas d'intérêt à mes yeux.
Princesse Petite-Culotte, de Meg Cabot : quelques bonnes idées mais sans plus.
Les mains froides, de Cassandra Clare : Trop de faille scénaristiques, ou au moins de gros pb de logiques non expliqués pour que je puisse apprécier.
La Troisième Vierge, de Kathleen Duey : Voir avant, mais c'est une bonne nouvelle.
Dernier bal, de Libba Bray : Pas mal du tout.

J'ai aimé
  • Certaines nouvelles
Je n'ai pas aimé
  • Le principe du "combat" entre les deux camps.
  • Certaines nouvelles. 
  • Les pages avant chaque nouvelle.
Ressenti
Déçu. Tout n'est pas à jeter, il y a probablement des nouvelles qui m'ont laissé froid qui plairont à d'autres, mais ce n'est CLAIREMENT PAS ce que j'attendais. J'aurais bien aimé quelques nouvelles de combats entre des licornes et des zombies... Mais la seule fois où on voit les deux dans un même textes... ce sont des alliés.
Je suppose qu'en connaissant mieux les auteurs et mieux leur délire, ça serait mieux passé. Je suppose. De même, en ne m'attendant pas à un combat entre les deux, j'aurais moins été déçu.
Comme quoi, la qualité d'un livre dépend pas mal du contexte.
Autrement dit, si vous lisez ce bouquin en sachant exactement ce que c'est, vous aimerez plus que moi.

PS : je n'ai pas pu mettre autant d'auteur que ce que je pensais en tags ôo

jeudi 3 novembre 2011

Les Annales du Disque-Monde, hors-série : Nouvelles du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Parution VF en 2011

Ahhhh le Disque-Monde.... =D
"Les nouvelles me coûtent sang et eau. J'envie ceux qui les écrivent avec facilité, du moins ce qui ressemble à de la facilité. Je serais étonné d'en avoir écrit plus de quinze dans ma vie".
Voici le premier livre réunissant l'ensemble des nouvelles de Terry Pratchett qui appartiennent au corpus du Disque-monde. On y retrouve avec jubilation les mages de l'Université de l'Invisible, la Mort, les sommités d'Ankh-Morpork, les sorcières de Lancre, le Guet et même Cohen le Barbare.

Terry Pratchett... Forcément le jour où ce recueil est sorti j'ai couru l'acheter... Ce petit livre est court, une centaine de page et contient 6 nouvelles (dont une au moins a déjà été publiée en France, Drame de troll, dans un petit livre bonus). Toutes les nouvelles mettent en scène des personnages déjà utilisés dans les romans du Disque-Monde, pas de dépaysement de ce côté. Avant la plupart des nouvelles, il y a un petit texte de l'auteur pour indiquer un peu le contexte.

Rejet par l'Université de procédés diaboliques
Petite nouvelle assez courte et sympathique qui montre le fonctionnement "normal" de l'UI. Seul reproche, c'est un peu une redite de certains romans avec l'UI, rien de bien nouveau. Bon c'est court, concis et bien mené donc ça va. Et puis vu le nombre de page, ça ne pouvait guère être autre chose.

La Mort et tout ce qui s'ensuit
Ah la Mort... Voilà la Mort engagé dans une discussion dont il se serait bien passé... J'ai bien aimé cette nouvelle, surtout pour la fin et la répartie de la Mort.

Minutes de la réunion en vue de concrétiser le projet de fédération de scouts d'Ankh-Morpork
Nouvelle se présentant sous la forme d'un rapport de réunion, elle fait un peu étrange. Ceci elle passe très bien et l'humour est bien apporté

La mer et les petits poissons
Mémé Ciredutemps ! La seule, l'unique. Encore une démonstration magistrale de ce que devrait être une sorcière dans le Disque. C'est une des deux nouvelles de ce recueil que je préfère.

Le théâtre de la cruauté
Pour le coup, je suis passé à côté de cette nouvelle... probablement parce qu'elle fait appel à des prérequis que je n'ai pas n'était pas habitant de la perfide Albion...

Drame de Troll
Ah, Cohen le Barbare... J'aime bien ce personnage et dans cette nouvelle, c'est vraiment l'image du héros de l'ancien temps qui est mise en avant. L'autre nouvelle du recueil que j'aime le plus !

J'ai aimé
  • L'humour. 
  • L'univers.
  • La Mort, Mémé Ciredutemps, Cohen le barbare...
Je n'ai pas aimé
  • Pas grand chose, peut-être un peu l'avant-dernière nouvelle, mais c'est plus par un manque de référence qu'un manque de qualité de la nouvelle.
Ressenti
Bon ! Terry Pratchett a peut-être du mal à écrire des nouvelles, mais moi aucun à les lire. D'autant que je le trouve doué dans ce domaine. Autrement dit, ceux qui aiment le Disque-Monde DOIVENT se jeter dessus... Ceux qui ne connaissent pas le Disque-Monde.... Certes ce sont des personnages de l'univers mais je pense qu'ils sont suffisamment décrits pour que ce recueil serve d'introduction.

lundi 26 septembre 2011

La mère des mondes, de Isaac Asimov

The Early Asimov en VO
Parution VO en 1972


Oui, encore Asimov =D (et j'ai encore un recueil de nouvelles à lire mais dans longtemps j'ai tout un tas de trucs à lire avant). À noter que le titre en VO est celui du recueil entier, ce tome en est la dernière partie.
Des hommes et des femmes beaux, sains et équilibrés, dont les tares physiques et mentales sont étouffées dans l’œuf selon un processus impitoyable.
Ils sont les habitants des "Mondes extérieurs" et ont dépossédé la Terre de sa souveraineté. Devenue le jouet de leur mépris raciste, elle vieillit dans une misère noire. mais, à l'occasion d'un conflit sévère, notre planète va prouver à ses vainqueurs qu'ils auraient tort de persister à la considérer de haut, elle, la mère des mondes... Cinq longues nouvelles de jeunesse appartenant au recueil Early Asimov. présentées individuellement par le Maître lui-même, elles orchestrent d'extraordinaires coups de théâtre avec un talent qui ne se dément jamais.


5 nouvelles donc, à chaque fois suivies d'un texte d'Asimov présentant un peu le contexte. Voilà pour la forme. Le résumé, et le titre sont basés sur la dernière histoire, la mère des mondes donc, qui explique pourquoi, dans l'Histoire des temps futurs, la Terre et les mondes spatiaux ne s'aiment pas. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai vraiment voulu lire ce recueil.

Mais comme il n'y a que 5 nouvelles et qu'il y a des choses à dire sur chaque....

Cul-de-sac
Cette nouvelle pourrait faire partie de l'Histoire des temps futurs vu l'évocation de l'Empire et de Trantor, s'il n'y avait pas quelque chose de rare chez Asimov : des extra-terrestres. Bon, on peut dire que ça en fait partie et que ça a été oublié, ou non, mais au final peu importe. Cette nouvelle réussit à réunir fin humoristique (enfin pas de quoi mourir de rire, mais quand même) et une espèce sur le déclin... Bonne nouvelle.

Aucun rapport
Nouvelle hélas on ne peut plus classique sur les risques des bombes atomiques, typique de l'époque d'écriture. Ce n'est vraiment pas ma préférée du recueil.

Les propriétés endochroniques de la thiotimoline resublimée
Ce n'est pas une nouvelle... mais une fausse publication scientifique sur un composé réagissant à un événement AVANT qu'il se produise... Forcément beaucoup de détails techniques, c'est un peu à part.... L'idée est bonne et bien traitée, mais le plus intéressant reste le commentaire d'Asimov après. Si vous êtes allergique à la physique/chimie... Ben vous passerez vite cette "nouvelle".

La course à la reine rouge
Hum... Je ne sais pas trop quoi dire sans risque de vous gâcher la nouvelle... Un soupçon de voyage dans le temps et de réflexion sur l'Histoire. La nouvelle est intéressante. Le titre est bien entendu une référence à "De l'autre côté du miroir", tout à fait approprié.

La mère des mondes
Voilà... La Terre, la mère des mondes, en fâcheuse posture avec les mondes spatiaux.. Cette nouvelles qui se passe peu avant "les cavernes d'acier" (enfin peu avant, quelques dizaines d'années avant... voire un peu plus). Ici les mondes spatiaux sont vraiment décrits sous leur plus mauvais jour mais ça permet de mieux expliquer l'animosité entre eux et la Terre... J'ai assez aimé, je comprends le choix des dirigeants terriens même si je ne sais pas si à leur place j'aurais fait pareil

J'ai aimé
  • Les nouvelles et les commentaires
  • Cul-de-sac en particulier
Je n'ai pas aimé
  • Aucun rapport (faut avouer :/)
Ressenti
Bon recueil de la part d'Asimov quand même. Mais fallait-il en douter ?

dimanche 24 juillet 2011

Le Grand Livre des robots, tome 1 : Prélude à Trantor, de Isaac Asimov

Parution VF en 1990


Je sais, je ne poste pas beaucoup en ce moment, mais ce livre est assez gros, vu qu'il s'agit d'un ensemble de 3 livres (un recueil de nouvelles et deux romans). Et en plus, un problème avec blogger a fait que j'ai perdu l'intégralité de ma critique, j'ai envie de râler Raaaaah.... D:
" Un enfant n'est pas fait pour être gardé par un être de métal " : tel est le point de vue d'une mère en 1998. Elle aura l'occasion de changer d'avis. Le robot, est pour l'homme un jouet inoffensif. Un serviteur irréprochable. Un ami sûr. Mieux : les nouveaux modèles sont conscients, autonomes, sensibles. Ils savent qu'il faut réparer les humains. Ils vont jusqu'à faire l'amour avec eux. Si ça peut les aider ... L'humanité n'est pas facile à comprendre. Un robot rêve de libérer son peuple. Un autre veut devenir humain, mais il faut pour cela renoncer à l'immortalité. Les robots ne tiennent pas spécialement à cultiver leur différence. Ce sont les hommes qui se rebiffent. Pas dans l'espace, où va s'épanouir Trantor, mais sur Terre, où l'asphyxie menace. On a peur que les machines prennent le pouvoir. Des robots sont assassinés. D'autres robots mènent l'enquête ... Ainsi commence le Grand Livre des robots, cette fresque géante où se déploie toute l'histoire des temps futurs, toute l'œuvre d'un écrivain exceptionnellement fécond. A la fois savant et romancier, Isaac Asimov incarne pour des millions de lecteurs la clarté, la transparence, la passion de comprendre et d'expliquer. Pourtant il sait que la science ne résout pas tous les problèmes. Une certitude : l'avenir sera complexe.

Je ne connais qu'une façon de commencer cette chronique. Les Trois Lois de la Robotique.
  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
Ces lois, exposées pour la première fois dans une des nouvelles du livre sont au cœur de la majeure partie des récits (mais pas tous attention). La plupart du temps, les robots d'Asimov sont des robots au cerveau "positronique" (n'y cherchez aucune explication scientifique hein). La construction de ces cerveaux implique les Trois Lois. Ce qui fait qu'un robot qui a des problèmes pour respecter les lois (surtout la première) peut griller. En fait théoriquement, le cerveau grillera avant que le robot puisse briser la première loi. Voilà la base des robots positroniques. Bienvenue chez Asimov.

Comme dit au départ, ce livre est la réunion d'un recueil de nouvelles et de deux romans. Les nouvelles sont séparées en 7 parties, par thème (et absolument pas par ordre d'écriture).
  1. Robots non humains
  2. Robots immobiles
  3. Robots métalliques
  4. Robots humanoïdes
  5. Powell et Donovan
  6. Susan Calvin
  7. L'après-Susan
  8. Les Cavernes d'acier (roman)
  9. Face aux feux du soleil (roman)
Au début de chaque thème, il y a un petit mot de la part d'Asimov mais qui, je crois, datet
Mais on peut aussi voir que plusieurs histoires ont un lien "historiques" entre elles. On peut dire qu'elles forment "l'univers d'Asimov". À partir de Powel et Donovan, on peut considérer que toutes font partie de cet univers, et classées par ordre chronologique.
Parmi les autres, certaines en font partie (comme "l'effet miroir") d'autres non. Dans l'ensemble ce n'est pas important. Les nouvelles sont toujours au pire sympathiques à lire, au mieux prenantes (et à mes yeux, la majeure partie est de la seconde catégorie). Au moins une des nouvelles fait suite à une nouvelle parue dans un autre recueil (celle avec les joviens). Je n'ai pas vu d'autres mais vu que je ne connais pas tout Asimov...

Donc, à partir de Powel et Donovan, on voit le futur décrit par Asimov évoluer, les robots gagner en complexité. En effet, selon le degré de sophistication du robot, les Trois Lois peuvent être interprétées différemment, ce qui est plutôt intéressant vu le principe.

Au niveau des personnages principaux réccurents, Powel et Donovan testent différents robots. Susan Calvin est la robotpsychologue de l'U.S. Robots. Elle est décrite ainsi dans une des nouvelles ainsi :
"La dame qui possède l'hyperespace à la place du cœur et de l'hélium liquide dans les yeux. Elle pourrait traverser le Soleil et ressortir de l'autre côté dans un bloc de flammes gelées."
Asimov a une faiblesse pour elle, ce que je peux comprendre, personnellement.

Puis Elijah Baley et R. Daneel Olivaw. Le premier est un policier New-Yorkais vivant vers 5000, à une époque où les Terriens vivent dans des Cités, des lieux clos. Le second est un robot androïde.
Ces deux sont les héros de la nouvelle "l'effet miroir" et des deux romans.
Je me dois de décrire l'univers de cette époque. Je ne spoile pas vraiment l'histoire, juste l'univers, un peu comme un 4ème de couverture. Je le mets en italique, libre à vous de descendre un peu plus bas. Mais à mon avis c'est utile pour comprendre la nouvelle "l'effet miroir" vu sa position dans le recueil.
Dans un futur lointain, les humains ont colonisé 50 mondes avant de cesser de se répandre dans l'univers. Les mondes colonisés ont donné les "spaciens", eux vivent longtemps entourés de robots et avec des relations sociales distendues (voir quasi absentes). Les terriens pendant ce temps fuisent les espaces ouverts, s'entassent dans des cités (des Cavernes d'Acier) et ont une haine envers les robots. Et entre ces deux groupes, il y a une haine.

Les deux romans de ce livre mettent donc en scène Elijah Baley et Daneel Olivaw, dans deux histoires policières où intervient la fameuse Première Loi. Oui, c'est plus long que les nouvelles mais ça se justifie tout à fait et il faut s'y habituer, de mémoire les suivants de la série ne sont aussi que des romans.

Je ne comprends pas trop le titre du recueil "prélude à Trantor". Oui, c'est vrai, c'est un prélude à Trantor, certes, mais il n'y a aucun lien avec Trantor... Enfin c'est un détail.

J'ai aimé
  • Tout. u_u
Je n'ai pas aimé
  • J'aurais placé "l'effet miroir" à sa place chronologique dans l'univers d'Asimov, mais comme ce livre est un condensé de plusieurs livres, ils n'ont pas touché à l'ordre, donc c'est normal.
Ressenti
BON. Mais c'est normal. J'ai toujours aimé Asimov, et donc ce n'est que du bonheur. Si vous avez le temps, lisez-le. Et rendez-vous bientôt pour le volume 2. Puis pour Fondation. Miam. ^_^

vendredi 22 juillet 2011

Le Chant Du Barde, de Poul Anderson

parution VF en 2010


Bon recueil de nouvelles que je vais avoir du mal à chroniquer.
Une révolution conduite par un personnage de chanson dans une Amérique totalitaire... Des naufragés cosmiques attendant le salut en provenance d'une Terre mère dont le souvenir même est hypothétique... Jupiter, monde hostile entre tous, conquis par l'avatar d'un paralytique... Les héritiers d'un empire déchu qui se réapproprient le plus horrible des crimes...
Explorateurs, guerriers mais aussi poètes, détectives et joueurs, les héros de Poul Anderson redécouvrent les mythes fondateurs de l'humanité à mesure qu'ils peuplent le cosmos de leurs enfants et de leurs rêves : de l'archétype de Sherlock Holmes à un centaure de synthèse, de la réincarnation d'Orphée à un nouvel Ubik, c'est toute une fresque de merveilles et de cauchemars qui attend ici le lecteur.


Donc j'ai pris ce recueil parce que j'avais eu une bonne impression de la "patrouille du temps" et de "agent de l'empire terrien", des romans qui sans être exceptionnels ont été de très bons moments de lecture. Donc pourquoi ne pas découvrir un peu plus cet auteur ?

Le livre présente donc neuf longues nouvelles très variées avec une introduction pour présenter chacune d'entre elles. Je n'ai pas vraiment envie de faire une mini chronique de chaque nouvelle donc inutile de chercher ça ici. À mes yeux, elles sont un peu inégales. Si une ou deux ont été difficiles à finir (mais ça peut venir de moi j'ai vu de bons échos ailleurs, raison pour laquelle je ne donne pas de titres), d'autres sont juste fabuleuses. La dernière, principalement, est assez visionnaire en fait... surtout quand on regarde la date. Et même si cette dernière ne tient pas en haleine par le suspens (vu que la fin est évoquée rapidement dans la nouvelle), le récit en revanche est vraiment prenant.

Les nouvelles se lisent facilement, du moment qu'on rentre dans l'histoire (mais j'ai toujours du mal à lire quand je ne rentre pas dans une histoire, "étrangement").

J'ai aimé
  • La plupart des nouvelles.
  • L'imagination et les univers variés.
Je n'ai pas aimé
  • le reste des nouvelles, une minorité.
Ressenti
Bref, du bon, du mauvais, mais dans tous les cas un énorme effort d'imagination, des univers variés mais bien décrits.J'en ressors avec une impression positive.

dimanche 10 avril 2011

Marches Nocturnes, de Franck Ferric

Première publication VF en 2007
Publication VF de cette édition : 2007

Pfiou, cette lecture aura été... spéciale.
Un clochard recueille une créature du Petit Peuple brûlée au fer de la société de consommation… Un journaliste tente de pénétrer les arcanes d’une société secrète qui entend le rester… Une jeune fille cherche à fuir avec son petit frère les murs d’une cité faite d’adultes et de guerre… Un tueur à gages tombe sur une cible qui changera sa vie… Dix-sept contes mêlant fantastique, fantasy et horreur, dix-sept textes de rupture et de transgression par Franck Ferric, auteur de nombreuses nouvelles et d’un roman, et dont les influences incluent tout autant HP. Lovecraft que Bukowski ou Léa Silhol.

Bon, j'ai entendu parler de ce livre sur le blog de Lelf, et comme il était dans la bibliothèque où je vais le plus souvent, j'en ai profité. Bon autant le dire tout de suite, c'est un très bon livre. Mais si je parlais de lecture "spéciale", c'est que ce livre est à mes yeux assez perturbant. Certaines nouvelles sont vraiment poignantes...

Le principe est que toutes ces nouvelles sont racontées par un sans abri qui se réfugie chez monsieur-tout-le-monde, "payant" ainsi le fait d'avoir un abri pour la nuit. Les histoires varient du passé au futur en passant par le présent. Mais malgré ça, on y sent une cohérence, probablement due à l'ambiance ou au style d'écriture.

Les nouvelles sont parfois dures, parfois tendre, souvent (toujours ?) tragiques... Il y a deux-trois redites mais rien de bien méchant. De même, certaines histoires sont un peu prévisibles mais ça ne gâche pas le plaisir de lecture. J'ai du mal à dire plus, il y a une sorte de fil rouge (enfin de fil roux :D) à travers les histoires.

J'ai aimé
  • Les histoires *o*
Je n'ai pas aimé
  • Quelques redites ou histoires trop faciles
Ressenti
Bon, vraiment. Ce livre m'a vraiment fait quelque chose. Rien qui ne pousse à changer ma vision du monde, mais la lecture ne m'a vraiment pas laissé indifférent. Merci à Lelf pour cette découverte (même si j'avais déjà lu Fée d'hiver dans un recueil). Vraiment je conseille.