Affichage des articles dont le libellé est partenariat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est partenariat. Afficher tous les articles

samedi 30 juillet 2011

Petits paradoxes à jouer et à déjouer, de Franck Evrard

Parution VF en 2011

Voilà un partenariat un peu différent, pour une fois.
Cet ouvrage ludique s’adresse à tous ceux qui ont envie de se délier l’esprit en se confrontant à des paradoxes, ces propositions surprenantes et parfois inquiétantes qui s’opposent à l’opinion courante, à la logique ordinaire et aux préjugés. « Plus il y a de gruyère moins il y a de gruyère », « Tous les Crétois sont des menteurs, c’est moi, Epiménide le Crétois, qui le dis » : dans la première partie consacrée aux paradoxes bâtis sur des arguments fallacieux comme les sophismes, ou brouillés par le vertige de l’autoréférentialité, il s’agira de partir en chasse contre la bêtise en montrant que la contradiction n’est pas insoluble et que le problème vient d’un amalgame ou d’une confusion entre deux ordres de vérité. Dans la seconde partie, les paradoxes non plus à déjouer mais à jouer seront ces puissants stimulants pour la réflexion, qui invitent à se méfier des limites de nos outils conceptuels, de notre paresse à penser autrement la réalité ou de notre peur de l’inconnu… Alors, Adam avait-il un nombril ? Pourrez-vous déjouer le paradoxe du plagiat de Kafka ? Comment expliquerez-vous que la tortue devance Achille à la course ? A vos méninges, prêts ? Jouez et déjouez !
Je tiens à remercier les Carnets del'info et Livraddict pour ce partenariat qui change de mes lectures habituelles. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai mis du temps à le lire, plus que prévu.
Ce livre est donc un recueil de plusieurs paradoxes, jeux de langue et autres curiosités de ce style. Chaque chapitre présentant un paradoxe commence par une page de titre, puis une petite BD, une ou deux cases suivi de la réponses au paradoxe, de son explication et d'une conclusion.

Les explications sont claires, la mise en page est bien pensée.
Petit problème, parfois le paradoxe est mal présenté par la BD... enfin en tant que bonus ça serait parfait, mais présenter le paradoxe de façon écrite à côté aurait été intéressant. Mieux en fait.

Les paradoxes sont assez variés, certains sont contre-intuitifs mais les mathématiques (quand elles sont nécessaires) sont impitoyables... C'est vraiment intéressant.

En revanche plusieurs choses m'ont carrément bloqué dans ce livre, je vais en choisir trois.
  • Le paradoxe de la pendaison surprise. Je pense qu'il aurait dû penser à décrire aussi que l'hypothèse du prisonnier repose sur une condition : « si la pendaison n'a pas lieu n'a pas eu lieu en fin de semaine... »... Oui mais si la pendaison a eu lieu avant ? Bon je sais que ce n'est pas LA solution du paradoxe, vu qu'il n'y a pas de solution faisant consensus, mais l'évoquer aurait été bien.
  • Le paradoxe de Condorcet. Dans sa solution, il oublie qu'elle ne peut fonctionner QUE si l'électeur est de bonne foi, ce qui sera rarement le cas.
  • Le paradoxe des jumeaux. Là j'ai l'impression qu'il n'a pas compris le principe. Ce n'est pas le fait que l'un ou l'autre vieillit plus vite que l'autre, mais le fait que les deux ont l'impression que l'autre vieillit moins vite. Ce qui bien sûr est impossible.

Bref ça m'a un peu déçu.

J'ai aimé
  • La présentation.
  • La variété.
Je n'ai pas aimé
  • Manque de clarté de certaines BD.
  • Réserves sur certains chapitres...
Ressenti
Sympa mais sans plus, c'est une base, faut le voir comme ça et pas comme un bouquin expliquant à fond.

vendredi 17 juin 2011

Poussières d'étoiles, de Hubert Reeves

Parution VF 1984/1994/2008 (pour les différentes révisions).

Premier livre aux éditions Point Deux chez moi. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous encourage à voir la publicité.
Ce livre voudrait être une ode à l'univers. J'ai tenté de rendre hommage à sa splendeur et son intelligibilité, d'exprimer à la fois sa créativité, son inventivité, sa beauté et sa richesse. J'ai voulu donner à contempler et à comprendre.

Pour une fois, c'est un livre un peu plus sérieux qui sera chroniqué ici. J'ai obtenu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et les Éditions Point Deux. Je les remercie vraiment pour ce livre, qui m'a d'ailleurs permis de découvrir ce nouveau format. Je ne peux m'empêcher de faire deux chroniques avec cet article. D'abord, donner mes impressions sur ce format puis parler du contenu (même si là je devrai alors mettre ça en relation avec le format pour certains passages).

Le format
Première impression, le livre est petit. Oui, je le savais, oui c'est fait pour... mais sérieusement, il est VRAIMENT petit. Contrairement à un livre de poche, ça tient réellement dans la poche... Lorsque je l'ai ouvert pour la première fois, j'ai eu un instant de panique, j'ai cru que le livre était abimé... en effet la couverture n'est pas collée à la première page. Mais en réalité, c'est pour permettre plus facilement d'ouvrir en grand le bouquin (ce que je ne ferai pas avec la plupart de mes livres). C'est plutôt un bon point, la reliure est de bonne qualité. En général le texte est bien imprimé (sauf 2/3 pages, mais bon, ça arrive même aux meilleurs) et le papier ne bave pas quand on passe le doigt dessus.

Alors oui c'est du papier bible, donc fin... Et je n'arrive pas à manipuler le livre à une main. Autre "problème", si le livre se lit dans un sens différent (de haut en bas), et je m'y suis habitué très vite, le numéro des pages est indiqué (une page sur deux) comme sur un livre classique (si on tenait le livre normalement, il serait en bas à droite dans le bon sens, donc en tenant le livre dans le sens de la lecture, le numéro de page est incliné à 90°). Ce n'est pas dramatique, mais à mes yeux, c'est un peu illogique.
Le vrai point noir de ce format reste, pour l'instant, le prix. Oui, c'est une nouveauté, oui, c'est de bonne qualité mais le prix reste la première chose que voit un acheteur (ok, ça ne concerne pas ce livre pour moi -d'autant que le livre étant en couleurs, le prix se justifie- mais possiblement d'autres quand le catalogue se sera étoffé). Ceci dit, j'espère que ce format se développera, rien que pour transporter les livres c'est pratique. Bon, passons maintenant au cœur de ma chronique...

Le contenu
Le quatrième de couverture ne ment pas, Hubert Reeves est une "ode à la nature"... Au sens large, physique stellaire comme sciences naturelles. Il ne faut pas lire ce livre comme une vulgarisation stricte des lois physiques, l'auteur ne cache pas son admiration devant tel ou tel phénomène. Ce livre est une description rapide de tout ce qui a mené à la naissance de la conscience sur Terre. Il commence par les phénomènes de création de l'univers... des étoiles, des planètes... de la vie. C'est probablement le seul plan possible pour ce type d'ouvrage.
J'ai beaucoup apprécié certaines réflexions qu'il glisse. Un exemple, page 100, Hubert Reeves parle du fait qu'imaginer d'autres galaxies au début du XIXème siècle a rencontré une opposition de la part de certains scientifiques.
“ En un sens ils ont bien agi. La science se doit d'être conservatrice. Une idée nouvelle doit faire ses preuves. Elle doit s'imposer irrésistiblement. ”
Je ne peux qu'être d'accord avec cette phrase. De même, “ La « vérité absolue » est un mythe dangereux [...] Celui qui croit détenir la vérité veut l'imposer aux autres. ”. J'approuve. D'ailleurs j'ai raison et ceux qui disent le contraire ont tort et doivent aller dans des camps pour apprendre à être d'accord avec cette phrase. ò_ó

Sinon, il s'agit vraiment de vulgarisation, rien qu'on ne puisse trouver ailleurs. Donc, si on s'est un peu intéressé aux sciences (et surtout à l'astronomie), on n'apprendra pas énormément de choses. Ceci dit une piqûre de rappel fait toujours du bien, surtout quand elle est comme ça.

Mais hélas ce livre n'est pas parfait, il y a quelques problèmes que je ne peux passer sous silence. D'abord ce livre a été écrit en 1984, puis "mis à jour", ce qui fait que parfois, je me suis demandé si certaines mises à jours n'ont pas été oublié. Je m'explique, page 71 il continue de parler des 9 planètes du système solaire. Or depuis 2006, Pluton a été détruit est qualifié de "planète naine" et donc on ne peut parler que de 8 planète du système solaire.


Ensuite parfois, certains exemples me semblent mal choisis. Comme page 266 où il parle des sillons des disques phonographiques. Outre le fait que cet exemple pourrait être mis à jour (même si dans certains milieux ça résiste, les disques vinyle ne sont plus vraiment d'actualité), il n'y a qu'un seul sillon dans les disques.
Enfin, c'était parfois un peu difficile de suivre les illustrations. Parfois l'auteur fait référence à des image situées plus loin et la page n'est pas indiquée (mais parfois elle l'est...), je pense qu'indiquer la page de chaque illustration quand le texte y fait référence aurait été un bon point (mais est-ce dû à l'auteur ou à l'édition ?)

Bon pas de quoi gâcher la lecture, sur l'essentiel, c'est très clair, très bien fait.

Sur la forme, ce livre est donc un .2, et il est en couleur. Comme le papier est fin, on peut voir (surtout dans les photos de l'espace) un peu l'image en transparence, cependant rien de vraiment gênant. Forcément la qualité des photos n'est pas celle des magnifiques livres en A3 sur papier glacé mais elles sont très loin d'être moches. Ce qui pose problème étant que certaines images sont en double page et donc qu'elles sont "déformées" par la pliure.

J'ai aimé
  • La piqûre de rappel.
  • L'organisation du livre.
  • La lecture agréable.
Je n'ai pas aimé
  • Problématique pour suivre les illustrations quand les pages ne sont pas indiquées.
  • Quelques passages à mes yeux qui ont mal vieilli (mais seulement quelques passages ò_ó)
Ressenti
Bon, d'ailleurs je m'aperçois que j'ai été assez bavard, même sans tenir compte de passage sur le format .2, c'est bien parce que j'ai aimé ce livre et qu'il y a tant et tant à dire dessus !
Bon, si vous aimez les livres qui vont à l'essentiel et expliquent juste les choses, passez votre chemin. Si vous voulez avoir des explications sur notre monde racontées par un "enfant" avec des étoiles dans les yeux, je crois qu'il est fait pour vous.

vendredi 20 mai 2011

Le destin des nains, tome 1 : Le gouffre noir, de Markus Heitz

Das Schicksal der Zwerge en VO
Parution VO en 2008

La justification des 6 critiques sur la série des nains :
250 cycles solaires se sont écoulés depuis la bataille du Gouffre Noir. Le Pays Sûr est tombé sous le joug de puissants adversaires qui s'entre-tuent pour régner en maîtres sur les terres naines, elfiques et humaines.
Lorsque la coupole qui surplombe l'abîme infernal cède, un mystérieux Nain vêtu d'une sombre armure fait son apparition.
Il prétend se nommer Tungdil ...
Tandis que le retour du héros apporte de l'espoir au peuple nain, le comportement étrange de Tungdil éveille rapidement des soupçons parmi ses anciens compagnons ... S'agit-il du véritable Tungdil ou de son double maléfique ?


Bien, il s'agit d'un partenariat avec Livraddict et les éditions Bragelonne. Merci à eux ^^.
Alors, autant le dire tout de suite, quand j'ai commencé à lire le roman j'ai fait "Hein ?". C'est vrai, à la fin de la revanche des nains, tout n'était pas réglé, mais... Comment en est-on arrivé là ? Tout n'est pas très clair (même si certaines indications sont données dans le roman). Mais j'admets que je me demande toujours si les Troisièmes dont il est question dans ce roman sont les Troisièmes d'origine ou alors des Troisièmes qui comprennent également les nains venus renforcer leur forteresse quand la tribu d'origine a été quasi décimée. J'ai peut-être raté un passage.

Concrètement, le roman se concentre principalement d'un côté sur Tungdil (ou celui qui se fait passer pour lui, chacun se fera son idée) qui va de nouveau devoir bosser pour sauver le Pays Sûr (pas de bol, tu viens de passer 250 ans à combattre des monstres ? J'ai une bonne nouvelle, tu ne seras pas dépaysé) et d'un autre sur des rebelles humains. Cette partie est bien plus prévisible que celle sur les nains, malgré quelques bonnes idées, et parfois, une petite surprise.
En revanche l'auteur semble plus s'amuser sur Tungdil, en alternant les passages où ses amis le reconnaissent et ceux où c'est l'inverse. J'avoue, j'ai envie d'avoir le fin mot de l'histoire, mais ce n'est pas spoiler que de dire qu'il faudra attendre le second tome. Bon ça n'est pas spécialement original, mais ça passe.

Sinon, sur la forme, ça ne change pas des anciens volumes. C'est toujours facile à lire, agréable. Aucun problème.

J'ai aimé
  • Le plan de Tungdil.
  • Et même si pour l'instant de son côté c'est plutôt prévisible, Rodario VII.
Je n'ai pas aimé
  • Confusion sur les Troisièmes ?
  • Parfois TROP prévisible. 
Ressenti
Agréable, malgré tout ce qu'on peut reprocher à cette saga, comme souvent avec, je me suis laissé emporter par le texte au point de risquer de rater ma station. C'est plutôt un bon point pour un livre, non ?


mercredi 18 mai 2011

Dr Grordbort présente Victoire, de Greg Broadmore

Doctor Grordbort Presents: Victory en VO
Parution VO en 2009


Quelque chose d'un peu... particulier pour aujourd'hui. ôo
Le docteur Grordbort, concepteur de pistolets à rayon, de fusées et de kir au cassis, a l’immense plaisir de vous présenter ce volume foisonnant,  dédié aux actions et aux aventures des héros des forces armées terriennes  qui s’élancent vaillamment pour enseigner la politesse humaine aux pires malappris de notre système solaire.

Sous vos yeux ébahis, le docteur Grordbort dévoilera d’héroïques exploits, d’étonnantes armes à propulsion d’ondes et bien d’autres choses encore,  améliorant à coup sûr votre vie de 23,5 % !


Cet ouvrage est arrivé chez moi grâce à un partenariat entre Livraddict et les éditions Milady. Je les remercie pour cette découverte. J'avoue, quand j'ai vu ce livre, j'ai rapidement fouillé sur le net pour voir de quoi il retournait, car le synopsis me laissait... perplexe. Et, après avoir vu quelques images et descriptions succinctes, j'ai tenté de l'avoir. Sur quoi suis-je tombé ?
On peut qualifier cet ouvrage d'arbook, mais aussi en partie de bande dessinée. En gros cet ouvrage parodie un magasine "pour jeunes hommes et jeunes femmes éduquées" (remarquez l'accord à "éduquées") dans un monde uchronique où l'Homme est allé visiter les planètes du système solaire à coup de pétoires destructrices. En fait, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer ça aux Picsou Magasine de mon enfance. L'introduction par le docteur Grordbort me fait penser à celles de "Picsou", par exemple (je ne sais pas si dans les récents Picsou Mag, il y a une introduction de ce genre). On peut voir des détails comme le numéro du volume (ouah, numéro 127 :P).

L'artbook est partagés entre articles descriptifs (et publicitaires), affiches (pour de la réclame ou de la propagande), et bd. Quand on parle des humains, c'est Lord Cockswain qui est mis en avant, ce vaillant sujet de sa Majesté, héros des troupes coloniales.
Les descriptions de la faune ou des armes sont parsemées de blagues (mais qui ne sont pas des blagues très fines, vous voilà prévenus). L'univers étant à la fois une parodie de l'époque coloniale, mais sur une échelle interplanétaire et à la fois une parodie des bouquins de SF d'il y a longtemps. L'Humanité est totalement convaincue de son indiscutable supériorité sur tout le reste de la Création, cet état d'esprit se mariant parfaitement avec l'humour potache du livre. On y retrouve aussi des parodies de divers œuvres, comme par exemple Doctor Who.

Graphiquement, c'est très agréable, même si la première des deux BD est un peu en dessous du reste. L'univers est steampunk ce qui est loin de me déplaire.
Enfin, il faut avouer que le livre en lui même est très correct. Couverture rigides, pages épaisses

J'ai aimé
  • Les parodies.
  • Steampunk !
  • La plupart des graphismes.
Je n'ai pas aimé
  • Un peu le graphisme de la première BD.
Ressenti
Bon =D. Bien sûr, ceux qui n'aiment pas l'humour gras et le steampunk ne vont pas aimer ce livre. Mais sinon, c'est un bon moment de lecture. Merci encore à Livraddict et Milady pour ce partenariat, c'était une très bonne surprise.

En complément, le docteur Grordbort a un site officiel. Mais pour les dessins, c'est toujours plus agréable de les voir sur papier plutôt que sur écran. Du moins je trouve.... :/

jeudi 24 mars 2011

Le Dit de Cythèle, tome 1 : La Ronde des vies éternelles, de Nicolas Cluzeau

Première publication VF en 2002
Publication VF de cette édition : 2010


Alors qu'elle est inconsciente, une guerrière de l'armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier. Alors qu'il donne un cours à l'Académie de magie, un mage s'évanouit et est assailli par la vision d'un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine. Fils d'un homme et d'une fée, Eringvard, victime d'une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s'écrire au coeur des arbres. Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent. Quatre êtres aux parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux.
Tout d'abord je tiens à remercier Livraddict et les éditions Black Book. En effet, j'ai reçu ce roman dans le cadre de mon premier partenariat (cette chronique se trouve à la fois sur mon blog et à la fois sur celui de livraddict).
Donc nous avons un roman qui pourrait être l'archétype même du roman style jeu de rôle. Une prêtresse, une guerrière, un demi-fée et un mage qui se rencontrent dans une auberge pour lever une malédiction (dont ils sont victimes), ça laisse présager des affrontements contre des gobelins, des orcs et autres joyeusetés D&Desques. Mais même si en effet il s'agit d'un groupe et que la libération d'une malédiction pourrait faire un scénario classique, l'auteur a su se démarquer.
En effet, l'auteur travaille surtout les psychologies et l'histoire des personnages. On apprend régulièrement sur leurs passés, leurs souffrances... Sans compter les passages dans les rêves et les cauchemars... Au final, je n'ai absolument pas eu de sensation de "déjà-lu". En revanche j’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire, à commencer à mieux voir ce que l’auteur voulait faire du roman.

Je dois par contre faire quelques remarques. Il y a parfois des changements de narrateur pour certains chapitres. Ce n’est pas forcément un mal mais du coup ça surprend. Le style d’écriture est parfois assez… difficile. Une surabondance de mots abscons pour les esprits ne maîtrisant pas toujours les méandres obscurs de la langue de Molière. Bref, souvent ce n’est pas du langage courant. Oh rien d’incompréhensible mais autant je comprends que des personnages parlent ainsi, autant le narrateur moins. D’ailleurs, parfois certains termes sont inventés pour coller à l’univers et je ne peux résister à l’envie de demander qu’une définition soit systématiquement donnée, et à la première occurrence du mot. Je dis ça à cause du terme « jhudam ». Le mage explique qu’il est un jhudam en page 43. Visiblement ce terme a un rapport avec la magie mais il est utilisé une ou plusieurs fois ensuite (en page 80 par exemple) avant d’être défini en page 126.  En revanche au niveau des divinités, vous n'aurez je pense aucun mal d'identifier leurs attributions grâce à leur noms parfaitement assumés.

Au niveau de la construction du roman, nous avons : un prologue, sept parties (entre 4 et 11 chapitres) et un épilogue… À ce sujet, je tiens à dire que je n’ai pas vraiment apprécié le prologue. Non pour le texte en lui-même mais parce qu’il n’est vraiment expliqué qu’en toute fin (même si on peut deviner de quoi il retourne). On peut me dire que les chapitres « la damnation de Décyrion » ne sont pas plus expliqués, mais comme il y en a plusieurs, il ne s’agit pas d’un élément isolé dont on se demande à quoi il sert, mais d’une histoire parallèle dont on sait qu’elle rejoindra la principale*.
(Notons il manque une ligne  page 465, vous avez la possibilité d’avoir la page corrigée sur le site de Black Book)

À savoir, ce roman se place dans le multivers de l’auteur. Je ne sais pas si en lisant d’autres romans de cet auteur, certains passages auraient été plus clairs, peut être le prologue ? Enfin même s’il s’agit d’un tome 1, l’histoire se suffit à elle-même.

J’ai aimé
  • L’histoire, un peu longue à mettre en place mais une fois tout mis en place, c’est très bien.
  • Le multivers, le principe et tel qu’il est décrit.
Je n’ai pas aimé
  • Surtout le vocabulaire, ce qui donne l’impression que le roman est plus dur à lire qu’il ne l’est réellement.
Ressenti
Bon. Le roman n’est pas parfait mais au final j’en ressors avec une impression positive. Je pense quand même qu’on apprécie plus ce roman avec un thé ou un chocolat chaud** bien confortablement installé pour de longues plages de lectures que par à-coup dans le métro comme lorsque je l’ai lu.

*Bon parfois il y a des pièges comme dans la saga du Vif-Argent
** Je n’aime pas le café u_u