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mardi 19 juillet 2011

Elamia, tome 3 : La Mère des Tourments, de Erik Wietzel

Parution VF en 2007


Oui je sais je n'ai pas posté depuis quelques temps, vacances, tout ça tout ça....
Fin de saga, ça donne ? 
L'ancien empereur Adrian et ses compagnons ont payé un lourd tribu pour se débarrasser du sorcier Golan Tark revenu d'entre les morts. Mais si ses armées infernales ont disparu, les humains ne sont pas pour autant en sécurité. Car au moment où les survivants pansent leurs blessures, une menace plus grande surgit au sommer de la Forteresse des Secrets. La mère des Tourments est en effet de retour après un sommeil de deux mille ans et une terrible soif de vengeance l'anime. Celle qui a déjà éradiqué une civilisation a mis au point un plan machiavélique pour dominer jusqu'aux démons eux-mêmes. Un plan qui passera par le sacrifice de millions d'êtres humains. Qui osera s'élever contre sa cruelle ambition ?


Donc que dire de ce roman ? Il est exactement comme le précédent. Il se passe toujours quelque chose, pas d'ennuis en perspective, c'est plutôt un bon point. De l'autre, ça reste quand même quelque chose de très classique, je n'ai pas eu de vraie surprise. On échange cependant un méchant humain pour une arme vivante beaucoup moins humaine et avec moins de faiblesses...
En revanche, et ça c'est appréciable, les dieux et démons, même s'ils apparaissent et agissent, ne font pas tout le boulot, ce qui aurait été un brin trop facile. De même l'action des Talaris réunis ne suffira pas à supprimer la Mère des Tourments sans se fatiguer.
Je regrette le fait que l'épilogue fasse l'impasse sur la plupart des races non humaines... ainsi que sur ce qui se passe dans le Royaume des Morts.
Mais au moins pour ce dernier point, le roman décrit un peu plus, c'est pas une mauvaise chose. 

J'ai aimé
  • Pas de facilité divine.
  • Pas d'ennui.
Je n'ai pas aimé
  • Trop classique.
Ressenti
Bah pas mal, mais voilà le côté classique fait que je n'ai pas envie de trop commenter. Ce mot suffit à décrire le roman.

Ressenti final
Correct mais sincèrement, si cette trilogie est classique, elle ne sera jamais un classique... (désolé pour le jeu de mot pourri). Plus sérieusement, vous passerez un bon moment, oui. Mais à part le principe des deux royaumes des morts (ce qui me met toujours mal à l'aise), cette trilogie laisse l'impression d'avoir déjà lu l'histoire... ou un truc approchant.. Enfin quelque chose du genre.

mercredi 29 juin 2011

Elamia, tome 2 : La Forteresse des Secrets, de Erik Wietzel

Parution VF en 2006


Forcément la suite du précédent. Alors ?
Adrian, l'empereur déchu, est de retour. A la tête de son armée, il chevauche à travers le continent, dans la guerre et les flammes, afin de libérer son peuple et sa terre de ses odieux occupants... les morts ! En effet, depuis le monde des défunts, le mage renégat Golan Tark poursuit son entreprise de domination. Si personne ne l'arrête, il atteindra bientôt son but ultime et les vivants seront définitivement condamnés. L'heure de la résistance a sonné, pour Litti l'apprenti magicien, pour Iriane et l'impératrice Onahra prisonnières des enfers, et même pour le vieux Jocquinius parti à la rencontre des dragons, au-delà de Consolata. Là se cachent le secret du pouvoir ennemi et une menace plus grande encore, tapie dans la Forteresse des Secrets. Heureusement, le chef de guerre Adrian détient un atout crucial : le Sarment du Temps qui lui permet de lire l'avenir... Mais est-ce vraiment un avantage de voir l'horreur qui frappera tous ceux que vous aimez ?

Alors, disons-le tout de suite, ce roman est aussi classique que le précédent dans la construction. Rien de surprenant, plusieurs histoires liées, les résistants, les méchants, ceux qui tentent de récupérer des infos... Bref, de ce point de vue pas de surprise. Mais vu le premier tome, on pouvait s'y attendre.
En revanche l'histoire avance bien. Autant le premier nécessitait de poser l'univers, autant là, ça avance bien. L'armée des morts et celle commandée par Adrian (qui voit que le pouvoir ne va pas sans contrepartie) s'affrontent, ce qui se passe dans le royaume des morts n'a pas de... temps mort (pardon...) et on apprend beaucoup de l'univers via la quête de Jocquinius permet de mieux comprendre ce qu'il se passe.
Alors, oui, ces deux parties peuvent sembler assez "faciles" (genre le personnage principal réussit tout presque facilement, même si on ne peut pas en dire autant de ses compagnons), mais ça n'est pas très gênant parce que l'histoire est déjà assez dure. En partie à cause de l'enfer de cet univers (horrible je vous dis ò_ó) mais aussi parce que plusieurs personnages meurent... ou pire en fait. Être un personnage important ne protège en rien...

Les dragons de cet univers sont plus... "humains" que dans d'autres (enfin disons qu'ils communiquent avec les humains sans les prendre pour des fourmis)... Mais certains sont affectés par le Mal Blanc, qui les transforme en brute décérébrée ce qui a, étrangement, plusieurs mauvais côtés.... Et pas que pour les dragons, pour le monde aussi.

Finalement, le rôle de Tark dans ce volume est celui du grand méchant surpuissant mais pas que. J'ai bien aimé le fait que ce ne soit pas un dieu surpuissant sans faiblesse. Ok, il y a toujours un moyen de battre un dieu dans les romans et les séries mais là, les "faiblesses" et les "problèmes" de Tark permettent de le rendre plus intéressant.

Le final du roman est un cliffhanger qui fait que lire le tome 3 juste après me semble... nécessaire, surtout rapidement..

Un truc ennuyeux, sinon. Page 157 : "Plus surprenante encore était la clientèle cosmopolite. Niuk y était le seul latoa, mais Jocquinius s'étonnant à la vue de trois ou quatre races humanoïdes dont il n'avait jamais entendu parler.".... Certes on a déjà entendu parler des latoa, des dragons et une ondine... N'empêche que ces races non humanoïdes tombent un peu comme un cheveu sur la soupe je trouve...
Partout où le roman nous a emmené on n'a croisé quasi exclusivement que des humains. Alors oui, ça peut s'expliquer, je ne dis pas le contraire mais quand même...

J'ai aimé
  • On ne s'ennuie pas.
  • Tark est peut-être très puissant mais pas totalement.
Je n'ai pas aimé
  • Un peu de Deux Ex Machina...
  • Races non humaine ? euh.. et elles font quoi à part boire ?
Ressenti
Pas mal. Toujours du classique mais il passe beaucoup mieux que le tome 1. Principalement parce que la présentation est finie et donc...

samedi 25 juin 2011

Elamia, tome 1 : Les Mirages d'Elamia, de Erik Wietzel

Parution VF en 2005


Un roman dont le 4ème de couverture peut sembler un peu classique, je vous laisse juges.
Dans quelques jours, les morts envahiront Elamia.
Une armée commandée depuis l'au-delà par le plus grand sorcier que le monde ait jamais connu. et rien ni personne ne peut l'en empêcher.
Un seul homme est capable d'organiser la résistance et de ramener l'espoir, mais il a perdu la mémoire il y a bien longtemps. Il a oublié jusqu'à son nom.
Et si le passé de cet homme recélait la clé de la victoire ?
Le quête de son identité le conduira aux confins du monde, où rôdent démons sournois et créatures de légende, sous l'oeil de prêtresses aux mystérieux pouvoirs.
Tandis que la guerre fait rage et réveille des secrets immémoriaux, l'étranger devra payer le prix de la vérité, de la trahison et de l'amour perdu.
Mais l'amour est peut-être plus fort que la mort...


Classique, non ? Ben oui. ça l'est. On a la totale, plusieurs personnages qui ne se connaissent pas, qui ont chacun "une quête" à faire et on sait bien qu'il y a un lien entre tous. Et la dernière phrase du synopsis est assez... clichée ? Banale ? Classique ?

Certes, c'est donc banal. C'est même parfois un peu plat, sans vie... D'un autre côté ce roman me met terriblement mal à l'aise. En effet, les morts ne sont pas des squelettes décérébrés ou autres zombies sans âme. Non, c'est là tout le principe du roman... Il y a deux royaumes après la mort... L'un réservé aux morts heureux et l'autre à ceux qui ont une mort injuste, ou horrible... Et c'est un enfer. Au sens propre. En fait, dans ce monde, l'enfer ou le paradis ne sont déterminés que par la façon de mourir, ce qui, je l'avoue, me laisse une impression malsaine. On peut comprendre alors que "le Maître" réussisse à rassembler une armée de morts désireux de revenir à la vie (bon, il ne joue pas que sur ça, mais quand même). C'est une idée originale, plutôt bien trouvée et tout et tout... Mais profondément injuste. XD
Imaginez un personnage dont vous avez partagé les aventures, qui n'a rien fait de mal, au contraire même !, et qui en mourant va en enfer parce qu'il est tué par quelqu'un... Sensation affreuse pour moi.
Les démons, ici ne sont pas des démons dans le sens où nous l'entendons mais plutôt les créations -et subalternes- des dieux. Certains feraient merveille dans un emploi de bureau... à se plaindre.
Dans cet enfer, les morts ont comme un corps, ce qui est idéal pour pouvoir être torturé mais également pour éviter d'avoir à revenir dans une carcasse pourrissant dans un cimetière .

J'ai aimé
  • Le principe des morts-vivants.
Je n'ai pas aimé
  • Le principe des morts. XD
  • Un peu trop convenu.
Ressenti
Correct mais sans plus. Trop classique, et rien qui ne donne un coup de cœur... Mais un monde bien posé, avec quelques originalités. Ce tome pose les base d'un univers, pose quelques question et donne envie de lire la suite... Mais juste parce que je l'ai empruntée en même temps, je ne pense pas que j'aurais couiné en attendant la suite si elle n'avait pas été disponible.