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mardi 3 avril 2012

La couleur de la faim, de Johan Heliot

Parution VF en 2005

Hum, un roman dont l'univers semble intéressant.
Morcaï Treznor est un ogre. Solitaire, violent, hargneux, dénué de scrupules, il se laisse souvent dominer par son instinct le plus puissant : la faim. Et celle-ci le fait tellement souffrir qu’il se résigne à gagner la cité de Perdition… Il tombe là en pleins préparatifs de la Rencontre des Héros, foire exhibition de combats qui attire tous les gros bras du pays. Or, ceux-ci sont assassinés les uns après les autres… Morcaï se trouve bientôt impliqué, soupçonné, et doit enquêter malgré lui !
Il croise alors une galerie de personnages plus étranges et dangereux les uns que les autres ; monstres luttant vainement contre leurs propres instincts, et rejetant les anciennes coutumes pour s’assurer le pouvoir dans cette ère moderne qui s’annonce… Face à leur cruauté et à leurs machinations, Morcaï l’affamé ne risque-t-il pas d’être, à son tour, croqué par des créatures aux dents plus longues que les siennes ?


Johan Heliot est un auteur qui a un mérite qu'on ne peut lui retirer, il ne se cantonne pas à un seul style de roman. La couleur de la faim n'a pas grand chose à voir avec la quête d'Espérance ni avec Reconquérants que j'ai lu il y a longtemps. Là il s'agit d'une sorte de fantasy version vaudou dans une New York du XVIIIème ou XIXème siècle.
De plus le héros ici est un ogre anthropophage qui se retrouve dans les ennuis jusqu'au cou à peu près dès le début. Le ton est donné, pas de présentation inutile, à moins que ce soit vraiment indispensable. Et on est parti pour toute une histoire, certes avec quelques longueurs, mais qui au final fonctionne assez. Les référence à l'Histoire sont assez visibles, l'humour est assez présent, donc au final, ça se lit plutôt pas mal. En revanche j'avoue ne pas avoir accroché à la fin qui m'a semblé... capillotractée, un peu facile.

J'ai aimé
  • L'humour.
  • L'univers.
Je n'ai pas aimé
  • La fin.
Ressenti
Pas mauvais mais c'est vraiment dommage de finir sur cette fin...

jeudi 26 mai 2011

La Quête d'Espérance, tome 3 : L'Archipel céleste, de Johan Heliot

Parution VF en 2010

Suite et fin de ce voyage... Je suis content, ma bibliothèque n'a pas mis trop longtemps à l'avoir (même si quelqu'un l'a emprunté juste avant moi grrrrrr ò_ó).
Espérance, qui a sillonné le sable, parcouru les mers puis les airs, touche au but de son périple… dans l’espace. C’est le lieu de toutes les révélations pour Izaïn, qui apprend enfin quelle est sa mission. Mais reste à mener l’ultime combat contre les pirates de fer…
Ce livre est le troisième et dernier volume de « La quête d’Espérance ».


Alors que dire ? Si les deux premiers tomes laissaient un univers mystérieux, celui-ci est une révélation. L'auteur explique à peu près tout, l'origine du Territoire, celle des pirates de fer... Mais il réussi à le faire à un bon rythme alors que le roman est tout aussi court que les précédents, c'est un tour de force. De plus, on glisse vraiment vers un univers SF plus classique, mais ça se fait de telle sorte que ça semble naturel.
L'origine des pirates de fer est assez bien trouvée...

La roman suit plusieurs groupes. D'un côté Izaïn et ses compagnons qui vont découvrir les réponses, de l'autre la guerre qui se prépare sur le Territoire, avec son lot d'absurdités. On notera que l'auteur n'épargne pas vraiment les horreurs de la guerre... Et c'est théoriquement un roman jeunesse...  D'ailleurs j'aime beaucoup le personnage de Vries qui apparaît dans cette partie.

En fait la principale raison pour laquelle je considère ça comme un roman jeunesse est le destin de certains personnages à la fin. Certains (et j'insiste bien sur "certains") ont une fin un peu trop happy end. Mais ça n'est qu'un avis personnel.
Dans un sens c'est peut-être le seul vrai "défaut" de ce roman. Si tous les romans avaient aussi peu de défauts, ça serait génial.

J'ai aimé
  • L'explication de l'origine.
  • Certains personnages comme Vires ou Mentor.
Je n'ai pas aimé
  • Peut-être quelques happy ends dont on aurait pu se passer, mais c'est un détail.
Ressenti
BON. Final de toute beauté.
Ressenti final
Très bonne série, je conseille. La division en 3 tomes se justifie par la situation d'Espérance, ce qui permet de lire chaque livre en une petite session de lecture. Lisez ò_ó c'est un ordre. ò_ó

jeudi 14 avril 2011

La Quête d'Espérance, tome 2 : Les pirates de fer, de Johan Heliot

Parution VF en 2010

 Bon j'ai lu rapidement ce tome après le premier, dommage ça ne sera pas le cas du 3.
 "Le bâtiment cuirassé, étincelant sous les feux du soleil, descendait le fleuve à vive allure.
Ses deux cheminées crachaient un panache de fumée blanche. Son étrave fendait les flots, tel le soc d’une monstrueuse charrue ouvrant un sillon dans la boue liquide de l’Ephrat.
— Désolation… Il faut fuir, vite !
Espérance avait repéré le danger. Elle émit quelques notes de détresse, aussitôt perçues par Izaïn.
— Oui, répondit-il. Pas le temps de plonger. En avant toute !
Le bateau vivant s’élança dans le courant."


Nous avons laissé les personnages dans une situation difficile. Ce tome prend juste la suite. Espérance parcourt le désert dans le premier. Dans le deuxième, l'élément liquide a beaucoup plus d'importance. Je suppose donc que le prochain sera aérien (ce qui en fait est annoncé dans le quatrième de couverture du premier tome).
Comme dans les derniers chapitres du premiers le laissaient deviner, le roman suit plusieurs groupes de personnages, alternativement. Comme les personnages sont dispersés, on découvre ainsi un peu mieux le Territoire, ses peuples. C'est plutôt intéressant. Peut-être par moment, il y a une impression de fouillis, mais rien de grave ni de prolongé.

Si le premier tome était déjà un peu dur, surtout pour de la jeunesse, celui-là est pire. Tortures, meurtres, expériences sur des cobayes.... "Le Territoire n'est pas tendre pour ses enfants." dit un des personnages, c'est non seulement vrai pour la géographie mais on ne peut plus vrai pour ses habitants. J'avoue, j'ai eu des regrets quand certains personnages que j'aimais bien sont décédés, surtout quand leur mort me paraissait injuste (mais qui a dit que la vie était juste ?). 

Un autre point important de ce roman est la quête pour avoir Izaïn et son livre. Et ce que ce soit les pirates de fer ou les Fondationnistes. Certains pensent pouvoir y trouver Prospérité, le paradis sur le Territoire, d'autres voient en Izaïn le Fondateur. Vu ce que l'auteur pose comme questions à la fin, je vous conseille de bien faire attention au jeu des origines, un jeu de cartes des pirates. Il y a fort à parier que ce jeu ne soit pas des plus anodins.

J'ai aimé
  • Toujours l'univers. J'ai vraiment envie d'en savoir plus sans être frustré de ne pas tout connaître.
Je n'ai pas aimé
  • Se lit trop rapidement XD.
Ressenti
Toujours bon. L'auteur donne habilement des informations. Les épreuves des héros ne sont pas sans conséquences, parfois sont mortelles. Je regrette surtout que le tome 3 ne soit pas encore disponible, je le lirai avec plaisir dès que possible.

mercredi 13 avril 2011

La Quête d'Espérance, tome 1 : Izaïn né du désert, de Johan Heliot

Parution VF en 2009

Encore une découverte de chez Lelf (même si je connaissais déjà l'auteur).
Sous le commandement de la jeune Légyria, le vaisseau animal Espérance parcourt les pistes du désert, acheminant de précieuses cargaisons d'oasis en oasis. Un matin, le bosco du bord, Orso, ancien mercenaire, aperçoit le ballet de charognards dans le ciel : les inquiétants oiseaux-machines sont sur le point d'attaquer un enfant naufragé qui erre dans le sillage d'Espérance. Orso se lance à sa rescousse. L'enfant prononce un premier mot : Izaïn - qui deviendra son nom. Entre récit de piraterie et science-fiction, La Quête d'Espérance embarque le lecteur dans un fabuleux voyage, à la découverte d'un monde lointain dont les origines seront dévoilées au gré des trois tomes, qui verront Espérance, après avoir sillonné le sable, parcourir les mers puis les airs...

Bon, sur la forme, le roman est assez court, fin et se lit bien. Normal, c'est plutôt orienté jeunesse (bien que ça ne soit pas classé ainsi dans la bibliothèque où je l'ai emprunté, mais qu'importe). On se retrouve donc... où ? Quand ? En fait on ne sait pas. C'est juste le "Territoire". Il n'y a pas de long passage introductif. Cet univers est là. D'où vient-il ? On notera que certains personnages se posent la question. Et en fait, ça ne pose pas de problème. Quand on est face à un élément inconnu, soit l'auteur donne des informations au fur et à mesure de la lecture, soit, quand c'est nécessaire, c'est expliqué.

Dans cet univers, nous suivons donc un équipage de "terreux", l'équivalent de "marins" mais avec pour océan, le désert, et pour navire, Espérance, un improbable mélange entre un mille-patte géant et un narval. Ces terreux ont un code pour régler la vie courante (ainsi quand le bosco, Orso, sauve Izaïn, il devient "propriétaire" de l'enfant et de ses possessions), ainsi qu'une sainte horreur de l'eau. Presque autant que les trolls de Troy (oui bon hein, je sais ce n'est pas la meilleure référence...)

L'histoire prend place alors que la situation est tendue avec un risque de guerre. Pour tirer son épingle du jeu, Légyria va prendre une décision assez risquée et s'associer avec son frère d'adoption... l'assassin du propre père de la jeune capitaine, ainsi qu'avec les pirates de fer, une organisation qu'il vaut mieux éviter de se mettre à dos.
Bref, des ennuis en perspective, mais ce n'est pas spoiler que de le dire.
À la lecture de ce premier roman, il reste plusieurs questions. L'une d'entre elles, et pas la moindre est "Qui est Izaïn ?".
On notera que bien que classé jeunesse, l'auteur n'hésite pas à parler d'un monde rude où l'esclavage est une chose courante, où les personnages sont parfois torturés... Ou tués. Ou les deux.


J'ai aimé
  • L'univers décrit.
Je n'ai pas aimé
  • Pas grand chose en fait
Ressenti
Bon. Ce n'est certes pas le roman du siècle mais j'ai passé un bon moment. J'ai hâte d'avoir le fin mot de l'histoire (mais visiblement ça va tarder pour le tome 3, cause bibliothèque D: ).