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lundi 20 février 2012

Chronique du Soupir, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 2011

Hum après deux demi déceptions (à cause des fins), voici un nouvel essai pour cet auteur.
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l'agonie.
Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.


... Ceci dit j'avais envie de lire ce roman avant de savoir que c'est lui qui avait écrit Abyme, c'est un hasard. Là c'est la couverture qui m'a donné envie au départ. De plus, le résumé me donnait envie...
Allons droit au but, comme les précédents livres de l'auteur, l'univers a une base classique en fantasy.. Là, humains, elfes, nains, sirènes, fées.... Mais avec une touche d'originalité. Mais là où l'univers d'Abyme était sombre et baroque, ici c'est vraiment féérique. Oui il y a des fées, au cœur de l'histoire et à la place du cœur des individus.
Le bon point est que l'univers ainsi créé est beau, poétique, ou encore original, au choix. Le mauvais est que l'originalité nécessite des explications claires. Là j'ai trouvé qu'elles arrivaient trop tardivement pour l'histoire. Il aurait été aussi intéressant de mieux expliquer l'univers, parfois en délivrant d'un coup des informations distribuées au compte-goutte... Ce n'est pas trop grave vu que le roman donne une impression de rêve mais sinon.....
Autre point embêtant, j'ai trouvé la fin trop rapide par rapport au roman... Ce n'est pas la première fois...
Niveau écriture, la narration au présent peut être... déroutante, dérangeante ? Mais avec le style d'histoire, je me dis qu'au final, ça fonctionne plutôt bien. Difficile à expliquer, peut-être le côté onirique ?

J'ai aimé
  • L'univers.
  • Les fées ici.
Je n'ai pas aimé
  • La fin trop rapide.
  • Les explications sur l'univers.
Ressenti
Mitigé. Autant l'histoire mérite la lecture, autant l'univers est intéressant... autant la fin a grosso modo le même souci que les autres livres. Cependant, rien que pour l'univers, je ne regrette pas la lecture.


vendredi 27 janvier 2012

Les Chroniques des Crépusculaires, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 1999


J'avais déjà chroniqué un livre de cet auteur... Et tiens, j'avais même oublié que c'était ce livre qui précédait Abyme... alors ? 
Il existe un endroit occulte, source de nombreuses légendes, que l'on nomme Souffre-jour. Niché sous l'ombre éternelle d'un arbre gigantesque, c'est un collège où les maîtres d'armes et de magie enseignent les arcanes d'un pouvoir étrange. Plongé dans cet univers mystérieux, Agone, fils du défunt baron de Rochronde, se retrouve confronté aux forces les plus obscures. Tantôt élève, tantôt conspirateur, il tente de survivre au centre d'un écheveau d'intrigues qui convergent vers un dessein caché : qui sont ces mages de l'éclipse qui hantent les abords du collège ? Qui est l'énigmatique Diurne, dissimulé au tréfonds de l'arbre noir ? Agone doit se battre s'il ne veut pas sacrifier son idéal. Ses cauchemars le rattrapent... Trouvera-t-il son salut dans le pouvoir de l'Accord, la musique de l'esprit ? L'avenir du royaume est entre ses mains, une poigne fermement accrochée à une rapière dotée d'une âme... 
Ainsi commencent Les chroniques des Crépusculaires, la genèse d'un monde flamboyant, peuplé de créatures étranges, tiraillé par les conflits des nobles et des mages avides de puissance, et enchanté par l'inoubliable magie des Danseurs.

Déjà, le résumé est vrai... Et faux. En effet, ce résumé ne tient compte que du début... Très vite l'histoire évoluera à d'autres niveaux.
Bon qu'en penser au final ? J'aime toujours cet univers, mais rien qui ne permette de mieux comprendre Abyme (sans que ce soit gênant), ou à peine. Soyons clair. Ici nous suivons Agone, un héros qui va subir pas mal de déconvenues... Je pense que c'est un peu dans la lignée des "Jamère Burvelle" du Soldat chamane (mais sans être au même niveau, car lui dans la catégorie héros qui en voient de belles, il est hors concours), à savoir que Agone* en bave. Mais là où certains héros pourraient passer leur temps à se plaindre, lui le fait un peu mais évolue. C'est plutôt un bon point.
Heureusement, l'histoire est plus complexe est bien pensée qu'un classique "oh, j'ai un objet magique, je dois sauver le monde". Autre bon point.
En ce qui concerne l'univers, comme dit plus haut, il n'explique pas "Abyme" et explore d'autres facettes ce ce monde. La magie est plutôt originale et j'ai vraiment apprécié.
Au niveau des peuples et personnages, encore une fois, c'est agréable, plusieurs races (bon, avec des classiques), et des personnages dont l'histoire et les relations donnent un résultat souvent intéressant (et changeant, ce n'est pas parce que deux personnages sont alliés que ça va être ainsi tout le long, et inversement).

Alors, tout est bon ?
Hélas... Si seulement... Le pire c'est que ça a gâché ma lecture... La fin est désespérément trop rapide... Non pas bâclée car beaucoup de choses sont préparées bien à l'avance... mais quand même, je reste sur ma faim quand une situation se débloque à ce point en si peu de temps aussi facilement...


J'ai aimé
  • L'univers.
  • Les personnages.
  • Une grosse partie de l'histoire...

Je n'ai pas aimé
  • La fin....

Ressenti
Correct quoique gâché par cette fin rapide... Je me rends compte que j'avais fait la même remarque pour Abyme... peut-être un style de l'auteur ?


*Agone... pour Agonie ?

vendredi 25 novembre 2011

Abyme, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 2000

Un roman divisé en deux parties... Alors ?
Enclave au sein des royaume crépusculaires, Abyme est un havre cosmopolite, haut lieu de la diplomatie, une cité phare majestueuse où dangers et guet-apens sont monnaie courante pour le farfadet Maspalio, c'est "sa" ville, qu'il connaît à la perfection pour en avoir exploré chaque sombre recoin, pour en avoir inlassablement arpenté chaque travée, place ou canal aussi paraît-il le mieux placé pour retrouver un démon qui a échappé aux abysses et rôde désormais dans les ombres. A vrai dire, il n'a pas le choix : Vladitch, un Advocatus diaboli, le tient sous sa coupe. Mais quand de surcroît un assassin se met a décimer ses proches, vivre en Abyme se révèle bien périlleux, même pour un ancien prince-voleur...

Tout d'abord, j'ai appris -après coup- que ce roman se situe dans le même univers qu'une autre œuvre de l'auteur :  Chroniques des Crépusculaires. Or je n'ai pas lu ça... donc il est possible que certains points obscurs d'Abyme y soient décrits... Par exemple sur l'organisation de la ville... Par exemple, comment fonctionne le Palais des Gros ? Quel est le fonctionnement exact des invocations ?
Ce n'est guère engageant comme début ? Ben il faut persévérer. Certes j'aurais apprécié quelques explications par-ci par-là mais dans l'ensemble rien n'est incompréhensible.
Le livre est divisé en deux parties. À mes yeux, ce qui change le plus entre les deux parties, c'est la narration. Dans la seconde partie il y a des changements de narrateurs, j'ai trouvé ça un peu déroutant. Certes, c'est pour l'histoire, mais je pense qu'il aurait mieux fallu garder le même narrateur, ça aurait été plus logique.
Hum, tout ça ne donne pas vraiment envie, non ? Vous auriez tort de vous priver en fait. Car malgré ces deux remarques (et une prochaine en fin de chronique), ce roman est bon. Le début ressemble à un policier sauf que vous ne pouvez pas comprendre (sauf si les chroniques des Crépusculaires donnent des infos mais même là j'ai des doutes... Rah je "critique" encore alors que ça ne m'a pas gêné).. Mais ce n'est pas grave du tout. En fait, avec la seconde partie, l'enquête policière n'est vraiment pas au cœur de l'histoire. L'univers est un peu... en fait je dirais un peu baroque. J'ai été emporté, c'était un bon point. Niveau histoire je suis toujours content quand un roman sort du roman classique de fantasy, c'est à dire le héros sans peur et sans reproche menant une quête pour bouter le Mal hors de leur monde (même si ce principe classique peut donner de très bons romans)... Et quand c'est fait avec talent, comme c'est le cas pour Abyme, c'est du tout bon. L'histoire ici tient plus de la personne qui a donné un coup de pied dans la fourmilière sans la voir et qui se débat avec les fourmis qu'il a dérangées... Mais ici les fourmis sont... disons que ce sont le genre de personnes qu'on aimerait ne pas déranger.
Seul souci de l'histoire.. La fin.. bien trop rapide, environ dix pages n'auraient pas été du luxe pour remplacer l'épilogue.
J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'histoire.
Je n'ai pas aimé
  • Quelques noms obscurs.
  • Fin trop rapide.
Ressenti
Bon malgré tout ce que je peux dire. Je pense que je relirai d'autres romans de cet auteur. Peut-être les chroniques des crépusculaires ?