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vendredi 31 août 2012

Les Cités des Anciens, tome 5 : Les Gardiens des Souvenirs, de Robin Hobb

City of Dragons en VO
Parution VO en 2010

Retour dans le désert des pluies ! Ok j'ai beaucoup trainé pour le publier... Et les suivants aussi... Enfin bon...
Les gardiens des dragons sont bloqués sur la rive du fleuve du désert des Pluies qui fait face à Kelsingra, la légendaire cité des Anciens. Seule Gringalette, la dragonne de Kanaï, est capable de voler, et Alise Finbok l’utilise pour visiter la cité et tâcher d’en révéler les mystères avant que l’afflux probable de prospecteurs ne la dénature et n’en chasse les fantômes.

Pendant ce temps, Leftrin est reparti sur le Mataf à Cassaric pour refaire des provisions, et les gardiens luttent pour survivre et pour fournir de quoi manger à leurs dragons, incapables de se débrouiller seuls, et peu enclins à faire les efforts nécessaires pour gagner leur autonomie. Les tensions s’accroissent entre les grandes créatures, à demi infirmes mais pleines d’une morgue propre à leur espèce.


Cependant, les désert des Pluies n’est pas leur seul ennemi ; les envoyés du duc de Chalcède, en quête d’organes de dragons pouvant sauver leur maître, se rapprochent...


J'ai failli passer à côté de ce roman... Enfin pas vraiment mais j'ai appris tardivement qu'il était sorti.... Enfin forcément dès que j'ai pu l'avoir dans mes mains, il n'y est pas resté longtemps.
Bon, blabla, couverture pourrie, blabla.. voilà, ça c'est fait.

Donc voilà les gardiens et les dragons au pied de Kelsingra... Toujours pas de grandes aventures épiques et D&Desques mais toujours l'évolution des gardiens, des dragons, de leurs relations.... Et un peu de Kelsingra, tant qu'à faire. C'est toujours difficile de savoir où s'arrêter dans une chronique... Ne pas trop en dire...
Et ça se lit toujours d'une traite.

Mais ce n'est pas tout. Oh ça aurait pu et faire déjà un roman bien sympathique mais non, nous sommes gâtés ! On y trouve d'autres histoires... que ce soit du côté de Tintaglia ou du côté de Selden... à cause du duc de Chalcède... Ou encore du côté de Malta face à un dilemme... Il est vraiment préférable pour bien comprendre ces personnages d'avoir lu les précédents cycles de cet univers... Ce n'est pas obligatoire, bien sûr, mais quand même.
Pour rappel, avec le premier découpage de Pygmalion : Assassin Royal 1 à 6, Aventuriers de la mer 1 à 9, Assassin Royal 7 à 13, Retour au Pays -et peut être les autres nouvelles du recueil mais c'est plus accessoire- et les cités des anciens 1 à 4, forcément... ça en fait de la lecture, mais ça vaut le coup.

J'ai aimé
  • L'écriture.
  • L'évolution des gardiens.
  • Les pierres de mémoire (même s'il y a un truc bien prévisible)
Je n'ai pas aimé
  • La couverture...
Ressenti
Bon. LA SUITE. D: TOUT DE SUITE !
Grrrrr

lundi 28 mai 2012

Fedeylins, tome 3 : Sous la surface, de Nadia Coste

Parution VF en 2012

La suite !
Cahyl rentre chez lui, son destin enfin accompli.
Au village, les dernières traces des combats contre les gorderives disparaissent. Mais la paix entre les deux peuples ne suffit pas à Cahyl. Trop de questions l'empêchent de s'intégrer.
Où sa mère s'est-elle enfuie ?
Comment retrouver son empathie perdue ?
Quelle vie l'attend, maintenant qu'il n'a plus rien à accomplir pour les siens ?
Lorsque l'un des Pères Fondateurs l'appelle à son chevet, Cahyl comprend qu'il peut encore être utile. Pour découvrir ce qui se cache derrière les apparences, il doit plonger sous la surface... et affronter la vérité.


Troisième tome. Pour rappel, le premier était bien, quoi qu'un peu lent. Le deuxième était bourré d'action. Qu'en est-il ici ?
Force est de constater qu'il est bien plus dans le style du premier. En effet ici, il n'y a pas de guerre, pas de fuite éperdue... Mais contrairement au premier, il se passe diverses choses, il ne s'agit pas d'aventures épiques, voilà tout. En fait, comme indiqué dans le résumé, Cahyl a encore à faire... Mais pour ça il faut découvrir ce qui se cache derrière la vie des siens. Du coup, on va de découvertes en découvertes. Contrairement au premier, où on découvrait ce que sait chaque Fedeylins, ici on découvre ce qu'ils ne savent pas.
La partie "sous la surface" étant vraiment là où on a la découverte de pas mal d'informations (on notera ici à mes yeux une grosse facilité scénaristique avec l'araignée d'eau, comprendront ceux qui ont lu), même si elle n'est pas très longue comparée au roman... Ceci dit le titre se justifie de façon imagée, Cahyl découvre tout au long du roman ce qui se trouve "sous la surface".

Côté écriture, c'est toujours aussi bien. Du coup, ça ne change pas des tomes précédents. :D

J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • Quelques facilités.
Ressenti
Bien. :D
Comment ça le tome 4 n'est pas encore sorti ? ò_ó

samedi 26 mai 2012

Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal, de Nadia Coste

Parution VF en 2011


La suite directe... Changement de ton total.
Cahyl le fedeylins et Glark le gorderive décident de fuir ensemble leurs sociétés respectives. Ils tournent le dos au Monde, s'enfoncent dans la forêt avec l'espoir de donner un sens à leur vie. Mais la liberté a un prix : les ennemis sont légion, les dangers nombreux, les drames quotidiens. Leur errance s'annonce périlleuse et, lorsqu'ils découvrent l'existence d'un complot risquant de briser l'équilibre fragile qui règne entre leurs deux peuples, leur incertitude grandit.

Fuir sans se retourner ?

Revenir en arrière ?
Peut-être est-il déjà trop tard...


Je sais que le premier tome a été qualifié par certains de "bien mais chiant". Je n'irai pas jusque là, certes le premier tome n'avançait pas des masses mais vu qu'il s'agissait d'un premier tome... Et comme l'écriture était vraiment agréable...
Dans ce tome 2, vous retirez tout le côté "description" pour vous concentrer sur ce qui va arriver à Cahyl et Glark. En effet, leur fuite n'est pas de tout repos... Loin de là. Il n'y a pas de vrai temps mort, ça avance tout le temps, ça change du premier.
On découvre un peu plus le monde où vivent les personnages... de nouvelles espèces capables de communication. C'est nettement moins décrit que la société des fedeylins, bien sûr, mais c'est toujours sympa à lire.
Bon, certes, il n'y a pas une histoire ultra complexe à rebondissements multiples (pour l'instant). Et beaucoup de choses peuvent être déduites très tôt. Mais inutile de râler, sincèrement quand c'est écrit avec talent, l'histoire se lit toute seule.
La fin du volume aurait presque pu être la fin de l'histoire. Presque. Il faut vraiment que je lise la suite.

J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • Parfois très prévisible.
Ressenti
Toujours agréable. Je recommande aussi la lecture. Faudra que je lise le 3 rapidement. :D

vendredi 27 avril 2012

La Guerre des Cygnes, tome 1, partie 2 : La Rivière aux esprits, de Sean Russell

The One Kingdom en VO
Parution VO en 2001

Voilà la suite directe....
Du Val des Lacs à Westbrook, le voyage est long et semé d'embûches pour Tam et ses compagnons. La rivière Wynnd recèle bien des mystères, et des esprits apparaissent parfois la nuit... Ce sont des nagars, créatures fantomatiques surgies du passé. Pourquoi semblent-elles suivre le groupe ?

Elise Wills fuit les siens, cachée parmi les ménestrels. Mais la traque se resserre, les complots se précisent, et les traîtres sortent bientôt de l'ombre... jusqu'à la foire de Westbrook, où mènent tous les chemins.


Difficile de ne pas faire de redite... si je n'avais pas pour principe de faire un article par livre... Bref. En tant que tome 1 VO, il n'y a pas de rupture franche avec le tome précédent. Ceci dit, là les histoires finissent par se rejoindre.

La partie sur les trois cousins elle devient assez... étrange et je comprends un peu mieux pourquoi il n'y a pas de cartes. Visiblement il y a des coins "cachés", difficiles à trouver. Peut-être que ce sont des sortes de "mini poches d'univers parallèles" ou autres, ce qui fait qu'il est difficile de faire des cartes précises (Elise Wills le découvrira aussi mais pas sur le long de la rivière). C'est un peu gênant pour se représenter mentalement le voyage mais ça donne une atmosphère plutôt intéressante.
Du côté des nobles, ça reste classique dans le sens où il s'agit de plans pour déclencher une guerre...

Le manque d'action qu'on pouvait reprocher au premier tome disparaît surtout vers la fin qui m'a vraiment tenu en haleine.


J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • La division VF du tome 1
Ressenti
Toujours bon... Dès que j'ai le temps je lis la suite.

mercredi 25 avril 2012

La Guerre des Cygnes, tome 1, partie 1 : Le Royaume unique, de Sean Russell

The One Kingdom en VO
Parution VO en 2001

J'ai pris ça dans une bibliothèque avec la suite directe... avant de me rendre compte qu'il s'agit d'une première partie VO divisée en deux en VF....
Le Royaume unique est divisé. Il y a un siècle, le roi d'Ayr est mort sans désigner son héritier. Depuis, deux familles nobles, les Renné et les Wills, s'affrontent pour la succession.
Quelque part dans le pays d'Ayr, trois jeunes cousins insouciants et téméraires quittent leur Val natal en quête de fortune. Hélas, le premier soir, ils sont mystérieusement poursuivis par des hommes armés bien décidés à les tuer...
Accompagnés de Cynndl, un quêteur d'histoires, ils s'embarquent alors pour un long voyage sur la rivière Wynnd. Un voyage sans retour, dans un royaume hanté par les histoires des hommes et de la haine.


En fait j'ai pris ça parce que sur la quatrième de couverture, Robin Hobb en disait du bien... et que j'avais besoin de bouquins. :D
Je ne sais pas trop comment commencer. En fait je vais expédier un peu rapidement... Non que le livre est mauvais, au contraire. Mais parce que c'est difficile, surtout avec la partie 2 qui arrive. Ici nous suivons deux histoires parallèles. D'un côté des coups bas entre familles nobles (voire entre la même famille), et de l'autre des cousins qui voyagent. Bien que certains détails lient ces deux histoires, pour l'instant le rapport entre ces deux parties est assez mystérieux.
Point de vue univers, c'est un roman genre "Moyen-Âge" assez classique (mais, pour l'instant, peuplés d'humains, pas d'elfes ou autres). Mais il y a quelques subtilités assez intéressantes. D'abord ici les histoires peuvent surgir de l'environnement comme ça à qui sait écouter. C'est plutôt original, mais je me dis que niveau "secret", ça doit pas être terrible. Si un espion a cette capacité, ça doit être rigolo.
L'autre est l'importance de la rivière et ses parties... cachées, j'y reviendrai dans la seconde chronique.

Ne cherchez pas, en tous cas dans ces tomes, de vraies parties d'action. Il ne s'agit que d'un roman qui égraine ses descriptions au fil de l'eau. Mais c'est un premier tome... Une première partie d'un premier tome d'ailleurs. Du coup c'est normal.

Mais pourquoi souvent diviser les tomes VO en deux ou trois tomes VF ? D'autant que là visiblement, d'autres éditions ne coupent pas...

J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • La division VF du tome 1
Ressenti
Plutôt bon. Certes c'est un roman un peu descriptif mais on ne s'ennuie pas. C'est un univers qui est posé avec talent, et j'en redemande.

lundi 23 avril 2012

Fedeylins, tome 1 : Les Rives du monde, de Nadia Coste

Parution VF en 2011

Un premier tome dont le synopsis me semblait plutôt sympathique.
Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend.
Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.


Hum. Comment parler de ce livre ? Déjà l'univers est plutôt original. Ici les personnages sont d'un côté des sortes d'êtres libellules (mais pas des fées) et de l'autre des sortes de grenouilles bipèdes.... Et qui vivent autour d'une mare, ce qui forme leur monde. Bien entendu, ce sont des petits êtres, ce qui implique des dangers, par exemple, les oiseaux migrateurs...
Énorme bon point pour ça.
L'écriture est aussi agréable, on voit les pages défiler sans s'en rendre compte et s'en s'ennuyer grâce à la découverte de cet univers (et réussir à bien décrire un univers tout neuf, sans vraie lourdeur, bravo). La société des Fedylins n'est pas une bête copie de l'humanité mais à l'échelle en dessous, j'ai bien aimé.
En fait il n'y a qu'un seul problème à ce roman. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Oh bien sûr, on sait qu'il se passe quelque chose, il y a suffisamment d'indications dans le roman... Mais ce premier tome n'avance pas vraiment. Il décrit l'univers où vont se dérouler les suivants. Je préfère prévenir ça peut rebuter. Ceci dit vu qu'il y a deux romans qui suivent (je crois, peut-être plus ?) et que la description est faite avec talent, il n'y a aucune raison pour que ce soit un frein.

J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • Boarf, déroulement prévisible, ceci dit, ça reste une introduction à un univers, du coup... neutre ? 
Ressenti
Très agréable. C'est vraiment un roman que je recommande. Le tome 2 sera bientôt lu. :D

dimanche 22 avril 2012

Le Destin des nains, tome 2 : Le Mage maudit, de Markus Heitz

Das Schicksal der Zwerge en VO
Parution VO en 2008

Oulah, ça faisait longtemps....
La coupole magique qui scellait le Gouffre Noir a disparu et des hordes maléfiques menées par un mystérieux sorcier s’apprêtent à déferler sur le Pays Sûr.
Seul le Mage Lot-Ionan est capable de vaincre ce puissant adversaire. Mais il s’est retranché dans les montagnes et aurait sombré dans la folie.
Flanqué de Furibard et d’une poignée de braves, Tungdil décide de quérir de l’aide auprès du vieil enchanteur.
Mais, l’ancien héros du peuple nain est-il digne de confiance ? Sa froideur et sa cruauté sèment bientôt le doute parmi ses compagnons…


Bon, on reprend directement dans le vif du sujet, à savoir le Pays Sûr ne l'est que de nom et une petite bande d'aventuriers va faire des pieds et des mains pour aller régler tout ça. Un plan assez hasardeux à travers diverses contrées... Un voyage épique en somme ? Non hélas. Il faut reconnaître que leur quête reste truffée de facilités... de difficultés qui n'en sont pas, de retournements de situations assez improbables (à mes yeux en tous cas).... Bref... En même temps c'est un peu le principe de cette série. Je ne m'attendais pas à mieux (ou à peine) du coup ça passe bien, mais ça reste un roman de gare.
Bon, je suis assez dur, il y a en effet des cas où des personnages subissent de vraies épreuves mais... pas tous et pas cruciales pour le déroulement de l'histoire.
Le vrai problème à mes yeux vient de la découpe du roman original en deux parties... surtout sans résumé précis début du roman... Je sais bien qu'en VF les deux tomes sont sortis l'un après l'autre, en peu de temps... Mais quand même. Dans un cas comme le mien, j'avais oublié pas mal de choses et il a fallu faire un effort pour me rappeler tout ça... Dommage.

J'ai aimé
  • Le style d'écriture.
Je n'ai pas aimé
  • Trop de facilités.
  • La division VF de l'histoire.
Ressenti
Neutre. Hélas, je l'ai lu trop tardivement après le premier, du coup j'ai peut-être oublié des trucs... mais quand même les facilités gâchent un peu.
Ressenti final
Bah... ça reste une série de romans de gare. C'est rigolo à lire, les personnages sont sympathiques mais pour les romans de gare, je suis déçu de la découpe en deux volumes et du format (assez gros bouquins).
Dommage.

mardi 3 avril 2012

La couleur de la faim, de Johan Heliot

Parution VF en 2005

Hum, un roman dont l'univers semble intéressant.
Morcaï Treznor est un ogre. Solitaire, violent, hargneux, dénué de scrupules, il se laisse souvent dominer par son instinct le plus puissant : la faim. Et celle-ci le fait tellement souffrir qu’il se résigne à gagner la cité de Perdition… Il tombe là en pleins préparatifs de la Rencontre des Héros, foire exhibition de combats qui attire tous les gros bras du pays. Or, ceux-ci sont assassinés les uns après les autres… Morcaï se trouve bientôt impliqué, soupçonné, et doit enquêter malgré lui !
Il croise alors une galerie de personnages plus étranges et dangereux les uns que les autres ; monstres luttant vainement contre leurs propres instincts, et rejetant les anciennes coutumes pour s’assurer le pouvoir dans cette ère moderne qui s’annonce… Face à leur cruauté et à leurs machinations, Morcaï l’affamé ne risque-t-il pas d’être, à son tour, croqué par des créatures aux dents plus longues que les siennes ?


Johan Heliot est un auteur qui a un mérite qu'on ne peut lui retirer, il ne se cantonne pas à un seul style de roman. La couleur de la faim n'a pas grand chose à voir avec la quête d'Espérance ni avec Reconquérants que j'ai lu il y a longtemps. Là il s'agit d'une sorte de fantasy version vaudou dans une New York du XVIIIème ou XIXème siècle.
De plus le héros ici est un ogre anthropophage qui se retrouve dans les ennuis jusqu'au cou à peu près dès le début. Le ton est donné, pas de présentation inutile, à moins que ce soit vraiment indispensable. Et on est parti pour toute une histoire, certes avec quelques longueurs, mais qui au final fonctionne assez. Les référence à l'Histoire sont assez visibles, l'humour est assez présent, donc au final, ça se lit plutôt pas mal. En revanche j'avoue ne pas avoir accroché à la fin qui m'a semblé... capillotractée, un peu facile.

J'ai aimé
  • L'humour.
  • L'univers.
Je n'ai pas aimé
  • La fin.
Ressenti
Pas mauvais mais c'est vraiment dommage de finir sur cette fin...

vendredi 9 mars 2012

La trilogie de l'héritage, tome 2 : Les royaumes déchus, de N.K. Jemisin

Inheritance Trilogy, book 2: The broken kingdoms en VO
Parution VO en 2010

La suite, même si à la lecture du premier je me demandais quelle suite l'auteur pouvait donner....
Dans la cité d'Ombre, sous les frondaisons de l'arbre Monde, les ruelles scintillent de magie et les dieux vivent cachés parmi les mortels. Oree Shoth, une artiste aveugle, recueille un homme étrange. Mais cet acte de compassion la plonge bientôt au coeur d'une conspiration infernale.

Ben c'est simple... On ne suit plus Yeine mais Orie (ou Oree dans le 4ème de couverture, mais seulement là). Orie est une jeune femme aveugle... Mais pas totalement. En effet, Orie voit la magie, donc les dieux, les sorts et... ses tableaux. D'ailleurs, c'est plutôt étrange, elle a communiqué par écrit à sa mère. Ou j'ai raté quelque chose, ou il faut trouver une excuse (mais ça peut se faire, par exemple quelqu'un d'autre a lu ou c'était fait par un scribe, donc magiquement).
Bon c'était mon côté râleur.

Pour le reste, c'est très proche du premier roman sur la structure, Orie raconte sa vie, pas toujours de façon chronologique. Ceci dit, soit je m'y suis habitué, soit c'est moins décousu que dans le premier tome. Et puis l'écriture en elle-même est aussi maîtrisée.

Sinon niveau histoire, ça reste proche du classique, Oree se retrouve entraînée dans une histoire de machination qui la dépasse.
L'histoire se passe 10 ans après le premier tome, voilà comment ne pas faire une histoire avec une déesse comme personnage principal. Comme l'héroïne n'a pas participé au premier tome, elle ignore des choses que les lecteurs savent. Du coup certaines choses qui nous semblent totalement évidentes ne le sont pas pour elle. C'est presque frustrant. :D

Sinon, les dieux ici ne sont plus esclaves mais vagabondent avec quelques limitations.... Le problème est que tout le monde n'est pas pas vraiment ravi de ce changement... Ni des changements théologiques qui secouent le monde depuis 10 ans... Ceci permet de changer de point de vue par rapport aux esclaves du premier tome. Une autre facette de la divinité et de la guerre des dieux.

J'ai aimé
  • Toujours le style.
Je n'ai pas aimé
  • Quelques facilités sur la vision d'Orie.
Ressenti
Plutôt bon. Vraiment, ça se lit bien c'est sympathique. Je suis peut-être un peu critique ici mais sincèrement, c'est une bonne saga de fantasy.

mardi 6 mars 2012

La trilogie de l'héritage, tome 1 : Les Cent Mille Royaumes, de N.K. Jemisin

Inheritance Trilogy, book 1 : The Hundred Thousand Kingdoms en VO
Parution VO en 2010

Un bouquin de fantasy que j'avais dans ma liste de livre à lire depuis quelques temps... je ne me souviens d'ailleurs toujours plus à quelle occasion je l'avais rajouté...
Mon nom est Yeine et j'ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au Nord des cent-mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l'héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j'ai reçu un message de l'empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu'une invitation, un ordre.
Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.


Pour commencer, il ne s'agit pas d'Eragon. :D
Ce roman a quelques classiques de la fantasy. Un héros arrive un peu malgré lui au sein d'une situation qui le dépasse et qui doit se battre pour survivre. C'est une façon de justifier les explications que les autres personnages donnent. Là il s'agit d'une héroïne qui se rend compte qu'elle n'est qu'un outil dans une machination... un outil qui ne doit servir qu'une fois. Alors oui, c'est encore une histoire d'élue, ça peut rebuter...
Mais il y a une histoire de dieux aussi... Suite à une guerre des dieux dont nous apprendrons au fur et à mesure l'histoire, il y a eu des conséquences théologiques. On y trouve ici des dieux esclaves là... ou de dieux armes, c'est comme on veut. C'est plutôt bien pensé. Et ça change des dieux qu'on prie pour avoir tel ou tel avantage. Il s'agit ici d'êtres qui sont subordonnés à une famille, mais à qui il vaut mieux savoir parler si on veut éviter les ennuis.
Les personnages sont assez sympas. Un peu stéréotypés, il faut l'avouer, mais parfois plutôt sympathiques.

Niveau style, c'est bien écrit, ça se lit très bien mais, même si c'est assumé, le côté "je raconte ma vie" c'est un peu... bordélique. Il y a souvent des retours en arrières ou des passages "ah mais je ne vous ai pas dit, avant il y avait ça". C'est exprès, ça fait partie du roman mais c'est... déroutant.
À un moment, il y a une scène d'amour décrite. Quand on la compare aux scènes "d'amour" de Shaggartha.... Ben disons qu'on ne peut s'empêcher de remarquer la différence de traitement...  L'une parle de désir, de satisfaction... Parle par image... L'autre ne parle que prouesses physiques masculines.

Pour finir, c'est une trilogie, avec la fin de ce roman, l'héritage, ce n'est probablement pas ce à quoi on pense de prime abord.

J'ai aimé
  • Les dieux esclaves.
  • Le style de l'auteur.
Je n'ai pas aimé
  • Un peu bordélique par endroits...
Ressenti
Plutôt bon. Certes, ça ne sort pas de tous les clichés de la fantasy mais ce n'est pas grave. Certes c'est une élue, mais quand c'est servi dans un bon bouquin avec une bonne histoire, où est le problème ?

mardi 28 février 2012

Shaggartha, de Jacques Sadoul

Parution VF en 2005

J'avais déjà lu la première partie (chronique des dragons oubliés) il y a longtemps. J'ai voulu relire avec la seconde partie qui pour moi était une découverte.
Quatre personnages contemporaines (un paléontologue, une shampouineuse, un guide de safari africain, une actrice chinoise spécialisée dans les arts martiaux) et une nymphe d'un autre temps et d'un autre monde sont "aspirés" sur une terre parallèle pour y composer l'Argane, une entité devant être reformée tous les trois milles ans pour combattre la terrible Noirceur, puis d'infâme Reine Héliara... Mages, dragons, sortilèges, gnomes, elfes, hordes barbares, voyages temporels, aucune rencontre insolite, aucune épreuve ne sera épargnée aux champions dans leurs luttes pour défendre le monde de Shaggartha. Des aventures aux enjeux cosmiques à l'issue d'autant plus douteuse qu'ils compte parmi eux une émanation du mal...

Commençons par la première partie. Des gens normaux envoyés dans un monde parallèle pour accomplir des quêtes à la noix (récupérer une lance magique par exemple), tout ça pour sauver ce monde d'une menace nommée Noirceur (TADA !)... Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire téléphonée ? .... C'est en fait une "parodie" de ce genre d'histoire. Non que l'humour (bon ou mauvais) soit présent du début jusqu'à la fin, mais justement, pourquoi ces quêtes apparemment dénuées de sens sont nécessaires pour sauver le monde ? Et pourquoi le choix d'un paléontologue ou d'une shampouineuse, par exemple ? Voilà, il y a de bonnes idées sur ce sujet. On y ajoute à ça une histoire nettement plus complexe que prévue, avec plusieurs voyages dans le temps.
C'est du tout bon ? Malheureusement, non. Déjà parfois l'écriture est un brin brouillon par endroit, ce n'est pas trop grave, mais ça peut rebuter (surtout que le total fait 600 pages environ).
Mais ce qui m'embête le plus est certains passages.... Crus on va dire. Je connais quand même le principe de la reproduction humaine, et, n'étant pas naïf, je sais que dans les guerres et les invasions il y a des viols et des tortures, mutilations et autres joyeusetés de ce genre. Mais était-ce nécessaire de tout décrire en détail ? Les scènes où un "arbre de vie" va à la rencontre d'une "source" sont légions.... Et vraiment peu nécessaires. Puis il y a les scènes de viol, qui parfois finissent même en amour, ce que je trouve assez... malsain.

Quant à la seconde partie, elle éclaire mieux les premiers temps de cet univers mais accentue les défauts de la première... Mais c'est sauvé par les différents voyages dans le temps (il faut quand même ne pas confondre les périodes :D).

Je dois terminer cette chronique par un personne intéressant, clairement la seule qui tient la route en tant qu'héroïne (ce que les personnages sont les premiers à dire). Il s'agit de la nymphe, Mylène. Oui, physiquement, elle ressemble à l'idée qu'on se fait d'une nymphe, mais pour le reste, elle est intéressante (mais perso 'éviterais de l'appeler "nymphette" comme un des persos :3).

J'ai aimé
  • Mylène (le principe du personnage, hein ò_ó).
  • Les voyages dans le temps.
  • Le principe de satyre des quêtes D&Desques.
Je n'ai pas aimé
  • Le côté cru de certaines scènes.
  • Brouillon par endroit.
Ressenti
Au final, c'est un livre qui peut être plaisant, à condition de ne pas trop faire attention aux points faibles...


lundi 20 février 2012

Chronique du Soupir, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 2011

Hum après deux demi déceptions (à cause des fins), voici un nouvel essai pour cet auteur.
Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.
Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une adolescente de 16 ans, Brune, qui est à l'agonie.
Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.


... Ceci dit j'avais envie de lire ce roman avant de savoir que c'est lui qui avait écrit Abyme, c'est un hasard. Là c'est la couverture qui m'a donné envie au départ. De plus, le résumé me donnait envie...
Allons droit au but, comme les précédents livres de l'auteur, l'univers a une base classique en fantasy.. Là, humains, elfes, nains, sirènes, fées.... Mais avec une touche d'originalité. Mais là où l'univers d'Abyme était sombre et baroque, ici c'est vraiment féérique. Oui il y a des fées, au cœur de l'histoire et à la place du cœur des individus.
Le bon point est que l'univers ainsi créé est beau, poétique, ou encore original, au choix. Le mauvais est que l'originalité nécessite des explications claires. Là j'ai trouvé qu'elles arrivaient trop tardivement pour l'histoire. Il aurait été aussi intéressant de mieux expliquer l'univers, parfois en délivrant d'un coup des informations distribuées au compte-goutte... Ce n'est pas trop grave vu que le roman donne une impression de rêve mais sinon.....
Autre point embêtant, j'ai trouvé la fin trop rapide par rapport au roman... Ce n'est pas la première fois...
Niveau écriture, la narration au présent peut être... déroutante, dérangeante ? Mais avec le style d'histoire, je me dis qu'au final, ça fonctionne plutôt bien. Difficile à expliquer, peut-être le côté onirique ?

J'ai aimé
  • L'univers.
  • Les fées ici.
Je n'ai pas aimé
  • La fin trop rapide.
  • Les explications sur l'univers.
Ressenti
Mitigé. Autant l'histoire mérite la lecture, autant l'univers est intéressant... autant la fin a grosso modo le même souci que les autres livres. Cependant, rien que pour l'univers, je ne regrette pas la lecture.


samedi 18 février 2012

L'héritage et autres nouvelles, de Robin Hobb et Megan Lindholm

The Inheritance & Others Stories en VO
Parution VO en 2011

Oui, je sais Robin hobb et Megan Lindholm sont une seule personne, mais elle a ses raisons de choisir sa signature, du coup...
Au sommaire :
1 - Une note de lavande
2 - La Dame d'argent et le quadragénaire
3 - Coupure
4 - Le cinquième chat écrasé
5 - Chats errants
6 - Finis
7 - Boîte à rythme
8 - l'Héritage
9 - Viande pour chat

Dans l’une de ces nouvelles, de riches Terrilviennes côtoient des vampires, des musiciens extraterrestres, des mendiants et des chats. Dans une autre, une femme, écrivain en herbe, gagne chichement sa vie dans une librairie et s’ennuie. Un jour, un homme entre dans le magasin et va bouleverser son existence. Son nom ? Merlin..


J'aime beaucoup ce que fait Robin Hobb, du coup quand j'ai su que ça venait de sortir en France, je n'ai pas attendu longtemps pour le lire.
Sur la forme, il s'agit donc d'un bouquin de nouvelles, entrecoupées d'explications de texte... sur l'histoire de Robin Hobb/Megan Lindholm et sur la genèse des histoires. Forcément, je ne peux qu'aimer le principe. On notera que par rapport à la VO, l'histoire "homecoming" (Retour au pays) n'est pas incluse dedans, probablement parce que déjà publiée par Pygmalion ? C'est un peu dommage pour ceux qui n'ont pas le livre... Ceci dit, la dernière fois la FNAC m'a dit que Pygmalion ne publie plus cette nouvelle, une question de droits peut-être ?
Niveau univers, seules les deux dernières sont de l'univers du Royaume des Anciens, les autres sont indépendantes et variées. C'est peut-être pour ça que la couverture varie tant des autres livres d'elle chez Pygmalion...

Une note de lavande
Un peut de SF qui laisse sur sa faim je trouve. Le récit est sympa mais il manque quelque chose.

La Dame d'argent et le quadragénaire
C'est une histoire d'amour qui a une touche de fantastique... Pas de fantasy, car la magie n'est plus ce qu'elle était.

Coupure
La nouvelle qui m'a le plus marqué dans cet ouvrage... Et facilement dans le top 10 de toutes les nouvelles jamais lues. L'auteur ne donne pas de réponse à la question qu'elle pose ici... À qui appartient le corps ? Et ceux des enfants ? Pourquoi certaines opérations esthétiques sont acceptées et pas d'autres ?

Le cinquième chat écrasé
Une petite nouvelle qu'elle présente comme un combat contre les histoires où le héros est "l'élu". Je ne la lis pas de cette façon, mais la fin est intéressante.

Chats errants
Un peu de fantastique pour une histoire assez dure. Prévisible mais bien racontée.

Finis
Encore une fois la nouvelle est assez prévisible, j'aime bien l'idée, mais malheureusement, comme on la voit venir...

Boîte à rythme
Même si la genèse de la nouvelle est une question toujours d'actualité (concert et propriété intellectuelle), il y a un côté "Bienvenue à Gattaca" qui n'est pas déplaisant.

L'Héritage
Première des deux nouvelles de Robin Hobb. Cette nouvelle est intéressante sur la notion d'héritage, et j'aime bien le portrait. Pour info, le bois sorcier dans l'univers du Royaume des Anciens finit par absorber une partie des personnalités des propriétaires.

Viande pour chat
Encore une nouvelle du Royaume des Anciens, là on a juste à savoir que le Vif est la magie permettant de communiquer avec les bêtes. La nouvelle est sympathique mais un brin en dessous de précédente. J'aime bien le chat.

J'ai aimé
  • L'écriture !
  • La plupart des nouvelle.
Je n'ai pas aimé
  • Bah quelques nouvelles où il manque quelque chose.
Ressenti
Bon ! Même si je peux être critique pour certaines nouvelles, ça reste un ouvrage que j'ai vraiment apprécié. Mais est-ce étonnant ?
S'il ne fallait en lire qu'une, ça serait dommage mais je conseillerais Coupure.

dimanche 12 février 2012

La Légende d'Eli Monpress, tome 1 : Le voleur aux esprits, de Rachel Aaron

Legend of Eli Monpress, book 1: The Spirit Thief en VO
Parution VO en 2010

Un bouquin que m'a gentiment prêté Sita. Verdict ?
Eli Monpress est un incorrigible voleur. Mais pas n'importe quel voleur : il est le plus grand de son temps. Car Eli est aussi un magicien puissant, capable d'animer les objets. Aujourd'hui, il est sur le point de tenter le plus gros hold-up jamais réalisé : voler le roi de Mellinor, un pays dont les lois interdisent la magie. Le plan d'Eli est audacieux, mais c'est sans compter sur la magicienne Miranda Lyonet : déterminée à protéger le royaume, elle veut faire arrêter Eli. Et quand le frère aîné du souverain, un magicien banni de Mellinor, décide de conquérir le trône, les affaires se corsent...

Je dois avouer qu'en ce moment, sans l'avis de Sita, je n'aurais pas ouvert ce bouquin. En effet, le synopsis ressemble bien trop à beaucoup de romans de fantasy et bah.... je n'ai pas toujours envie de faire le tri, au risque d'être déçu. J'avais dit :
Mais voilà, dans un roman de ce genre, on ne peut avoir envie de lire la suite si :
on s'attache à un personnage
on s'attache à un univers
on aime le style de l'auteur.

Ici, j'ai aimé l'univers. Le système de magie est relativement simple, ne permet pas tout mais assez pour avoir plein de libertés. 
Le style de l'auteur est clair, sans temps morts inutile... Niveau personnage ? On peut les voir de deux façons.
D'abord, ces personnages ne sont pas vraiment nuancés. Ils suivent un archétype et s'y tiennent. Eli est celui qui est si bon dans ce qu'il fait, qu'il prend le temps de ne paraître sérieux que lorsque ça l'arrange, Joseph est le guerrier qui veut devenir meilleur, Nico, celle dont la puissance a un sérieux revert, Miranda est sérieuse et impliquée dans sa tâche... Et Renaud est le méchant de service. Bref, rien de bien profond.
MAIS, ils sont pour la plupart, attachants... sauf Renaud (je rejoins totalement l'avis de Sita pour lui).
Du coup, je ne leur en veux pas d'être les représentants d'archétypes.

Niveau histoire, oui, le principe est assez banal et certaines scènes sont asse clichées (comme le duel de bretteurs...). Oui, il n'y a guère de surprises (deux-trois idées mais rien qui ne bouleverse vraiment). Mais on passe un bon moment à suivre le scénario. L'histoire se suffit à elle-même pour le synopsis, mais il y a beaucoup de questions sur l'histoire d'Eli et de ses compagnons. Ça tombe bien, en VO il y a des suite. :3

J'ai aimé
  • Les personnages (surtout Eli).
  • La magie dans cet univers.
Je n'ai pas aimé
  • Renaud.
Ressenti
Bon. Certes ce n'est pas original mais ça se lit. Un peu comme un film sympathique. Si je peux mettre la main sur les suivants, il y a de fortes chances que je me laisse tenter.

samedi 28 janvier 2012

Entremonde, de Neil Gaiman et Michael Reaves

Interworld en VO
Parution VO en 2007

Un petit roman jeunesse qui se lit vite.
Lors d'une course d'orientation, Joey, un lycéen ordinaire, découvre qu'il a le pouvoir de voyager dans des univers parallèles. Ce qui n'est pas sans poser certains problèmes, car il se retrouve dans un Entremonde composé de trois millions de planètes, au beau milieu d'une guerre entre Empire des sciences et Royaume de la magie. Pire ! il y est chargé, avec une armée composée de ses doubles de dimensions différentes, de préserver l'étanchéité paisible qui règne entre les mondes...

Que dire de ce roman ? Dans un sens, c'est comme un chocolat. Vite dévoré, agréable... mais il ne rassasie pas. Ça aurait pu être la conclusion, mais comme ça les choses sont claires. Nous suivons donc le début de Joey parmi les Marcheurs, des "doubles" de Joey qui sont capables de voyager entre les mondes parallèles (sliders ?) et qui ont décidé de lutter contre les volontés hégémoniques de deux empires. Ces empires voyagent entre les mondes grâce aux âmes des "Joey" malchanceux qui servent de carburant pour les vaisseaux.
Les mondes se trouvent en gros sur un axe où d'un côté les mondes où la magie est omniprésente (et où les lois physiques sont... discutables) et les mondes où c'est la sciences et la technologie qui règnent en maîtresses. De chaque côté il y a un des deux empires, le technologique et le magique...

Les mondes peuvent avoir des différences temporelles (ce qui fait que tous les doubles n'ont pas le même âge) et même plus profondes (ce qui fait que les doubles sont assez différents entre eux....). Je passe sur les lois plus subtiles de création des mondes parallèles et autres joyeusetés de ce genre, ça, vous verrez en lisant.
Ça reste un livre jeunesse donc rien de vraiment impossible  comprendre d'autant que souvent certaines explications ou descriptions sont esquivées... (du moins pour le lecteur, le héros lui a dû se farcir des cours qui feraient frémir d'horreur tous les élèves ici bas).
En revanche, je ne peux pas vraiment taire ce qui pour moi est le plus gros point noir de ce roman. Ce qu'on dit du héros. C'est censé être quelqu'un d'une grande puissance mais curieusement, j'ai l'impression qu'à part être une cible ultra tentante pour les deux empires, je n'ai pas vu à quoi ça sert... les doubles volants/super forts/cyborgs/autres.. me semblent nettement plus puissants.

Bref, un détail pas si important au final.

J'ai aimé
  • Le style.
  • Plusieurs idées sur les univers multiples.
Je n'ai pas aimé
  • Le coup des pouvoirs du héros.
Ressenti
Bon au final. Je crois que ma phrase d'introduction reste quand même le résumé parfait. Je me permet de me copier/coller.
Dans un sens, c'est comme un chocolat. Vite dévoré, agréable... mais il ne rassasie pas.

vendredi 27 janvier 2012

Les Chroniques des Crépusculaires, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 1999


J'avais déjà chroniqué un livre de cet auteur... Et tiens, j'avais même oublié que c'était ce livre qui précédait Abyme... alors ? 
Il existe un endroit occulte, source de nombreuses légendes, que l'on nomme Souffre-jour. Niché sous l'ombre éternelle d'un arbre gigantesque, c'est un collège où les maîtres d'armes et de magie enseignent les arcanes d'un pouvoir étrange. Plongé dans cet univers mystérieux, Agone, fils du défunt baron de Rochronde, se retrouve confronté aux forces les plus obscures. Tantôt élève, tantôt conspirateur, il tente de survivre au centre d'un écheveau d'intrigues qui convergent vers un dessein caché : qui sont ces mages de l'éclipse qui hantent les abords du collège ? Qui est l'énigmatique Diurne, dissimulé au tréfonds de l'arbre noir ? Agone doit se battre s'il ne veut pas sacrifier son idéal. Ses cauchemars le rattrapent... Trouvera-t-il son salut dans le pouvoir de l'Accord, la musique de l'esprit ? L'avenir du royaume est entre ses mains, une poigne fermement accrochée à une rapière dotée d'une âme... 
Ainsi commencent Les chroniques des Crépusculaires, la genèse d'un monde flamboyant, peuplé de créatures étranges, tiraillé par les conflits des nobles et des mages avides de puissance, et enchanté par l'inoubliable magie des Danseurs.

Déjà, le résumé est vrai... Et faux. En effet, ce résumé ne tient compte que du début... Très vite l'histoire évoluera à d'autres niveaux.
Bon qu'en penser au final ? J'aime toujours cet univers, mais rien qui ne permette de mieux comprendre Abyme (sans que ce soit gênant), ou à peine. Soyons clair. Ici nous suivons Agone, un héros qui va subir pas mal de déconvenues... Je pense que c'est un peu dans la lignée des "Jamère Burvelle" du Soldat chamane (mais sans être au même niveau, car lui dans la catégorie héros qui en voient de belles, il est hors concours), à savoir que Agone* en bave. Mais là où certains héros pourraient passer leur temps à se plaindre, lui le fait un peu mais évolue. C'est plutôt un bon point.
Heureusement, l'histoire est plus complexe est bien pensée qu'un classique "oh, j'ai un objet magique, je dois sauver le monde". Autre bon point.
En ce qui concerne l'univers, comme dit plus haut, il n'explique pas "Abyme" et explore d'autres facettes ce ce monde. La magie est plutôt originale et j'ai vraiment apprécié.
Au niveau des peuples et personnages, encore une fois, c'est agréable, plusieurs races (bon, avec des classiques), et des personnages dont l'histoire et les relations donnent un résultat souvent intéressant (et changeant, ce n'est pas parce que deux personnages sont alliés que ça va être ainsi tout le long, et inversement).

Alors, tout est bon ?
Hélas... Si seulement... Le pire c'est que ça a gâché ma lecture... La fin est désespérément trop rapide... Non pas bâclée car beaucoup de choses sont préparées bien à l'avance... mais quand même, je reste sur ma faim quand une situation se débloque à ce point en si peu de temps aussi facilement...


J'ai aimé
  • L'univers.
  • Les personnages.
  • Une grosse partie de l'histoire...

Je n'ai pas aimé
  • La fin....

Ressenti
Correct quoique gâché par cette fin rapide... Je me rends compte que j'avais fait la même remarque pour Abyme... peut-être un style de l'auteur ?


*Agone... pour Agonie ?

dimanche 15 janvier 2012

Les rois-dragons, tome 2 : Le Roi des cîmes, de Stephen Deas

The King of the Crags en VO
Parution VO en 2010

C'est toujours compliqué de revenir sur une saga, surtout quand plusieurs mois se sont écoulés... Mais quand on a vraiment aimé le premier tome....
Le prince Jehal n’a pas ménagé sa peine pour arriver au sommet du pouvoir : tortures, empoisonnements et trahisons en tout genre ont été son quotidien pendant plusieurs années. Mais cela a payé : il peut désormais jouir en toute impunité des avantages liés à ses nouvelles fonctions. Et pourtant... il nourrit à l’égard de la femme qu’il a épousée des sentiments plus complexes que le simple intérêt politique, ce qui n’est pas du goût de sa maîtresse. Ailleurs dans le royaume, les barons attachés à l’ancien régime complotent contre lui. Et nul ne sait si le dragon blanc est toujours en vie ou non. Sevré depuis trop longtemps du traitement qui asservit les monstres ailés, ce dernier pourrait bien avoir récupéré la totalité de ses capacités physiques et intellectuelles... et vouloir se venger !

Je reconnais avoir eu du mal au début pour me remettre en tête tous les personnages. Heureusement qu'il y a des arbres généalogiques au départ. Mais je pense qu'un petit résumé n'aurait pas été de trop.
Ceci dit, une fois retombé dans l'univers... C'est toujours très prenant, vraiment. Je n'ai pas vraiment été gêné par le côté "phrase mystérieuse d'accroche pour bien donner envie de lire la suite" qui m'avait ennuyé (très légèrement) dans le premier tome. C'est soit un progrès, soit je ne suis pas dans le même état d'esprit...

Quoi qu'il en soit, niveau histoire... Les manigances là sont à un autre niveau. Dans le premier tome, il s'agissait du poste d'Orateur (qui fait toujours envie d'ailleurs), ici c'est la guerre qui menace... Sans compter ce qui arrivent aux monarques qui complotent... L'auteur n'a aucune pitié pour ses personnages. Être l'un des personnages principaux (je ne peux utiliser le terme héros) n'est en aucun cas une garantie de s'en sortir indemne. De même les motivations des personnages ne sont pas si simples. C'est toujours un plus pour une histoire de ce genre...
Chacun de ses personnages a sa propre motivation, sa propre vision.. Et ses propres sentiments (même si parfois je me dis qu'eux-même ignorent ce qu'ils ressentent)... Le plus souvent bien plus complexes que "moi veux, moi prends" (mais quand c'est le cas, ça sert l'histoire).

Mais en me relisant, je constate que je n'ai parlé que d'une partie du roman. Il y en a une autre, moins "épique", moins "complots" mais tout aussi importante. Le dragon renégat, Neige, continue à faire des siennes, et il y a fort à parier que les royaumes humains survivants (j'aurais envie d'ajouter "s'il y en a", mais ça serait être mauvaise langue) vont avoir quelques soucis...

J'ai aimé
  • Les "querelles" pour le pouvoir, toujours.
  • L'univers.
  • La dureté de l'histoire.
Je n'ai pas aimé
  • Toujours quelques passages que je juge brouillon.
Ressenti
Bon, clairement. Et j'ai vraiment envie de lire le tome 3.

vendredi 25 novembre 2011

Abyme, de Mathieu Gaborit

Parution VF en 2000

Un roman divisé en deux parties... Alors ?
Enclave au sein des royaume crépusculaires, Abyme est un havre cosmopolite, haut lieu de la diplomatie, une cité phare majestueuse où dangers et guet-apens sont monnaie courante pour le farfadet Maspalio, c'est "sa" ville, qu'il connaît à la perfection pour en avoir exploré chaque sombre recoin, pour en avoir inlassablement arpenté chaque travée, place ou canal aussi paraît-il le mieux placé pour retrouver un démon qui a échappé aux abysses et rôde désormais dans les ombres. A vrai dire, il n'a pas le choix : Vladitch, un Advocatus diaboli, le tient sous sa coupe. Mais quand de surcroît un assassin se met a décimer ses proches, vivre en Abyme se révèle bien périlleux, même pour un ancien prince-voleur...

Tout d'abord, j'ai appris -après coup- que ce roman se situe dans le même univers qu'une autre œuvre de l'auteur :  Chroniques des Crépusculaires. Or je n'ai pas lu ça... donc il est possible que certains points obscurs d'Abyme y soient décrits... Par exemple sur l'organisation de la ville... Par exemple, comment fonctionne le Palais des Gros ? Quel est le fonctionnement exact des invocations ?
Ce n'est guère engageant comme début ? Ben il faut persévérer. Certes j'aurais apprécié quelques explications par-ci par-là mais dans l'ensemble rien n'est incompréhensible.
Le livre est divisé en deux parties. À mes yeux, ce qui change le plus entre les deux parties, c'est la narration. Dans la seconde partie il y a des changements de narrateurs, j'ai trouvé ça un peu déroutant. Certes, c'est pour l'histoire, mais je pense qu'il aurait mieux fallu garder le même narrateur, ça aurait été plus logique.
Hum, tout ça ne donne pas vraiment envie, non ? Vous auriez tort de vous priver en fait. Car malgré ces deux remarques (et une prochaine en fin de chronique), ce roman est bon. Le début ressemble à un policier sauf que vous ne pouvez pas comprendre (sauf si les chroniques des Crépusculaires donnent des infos mais même là j'ai des doutes... Rah je "critique" encore alors que ça ne m'a pas gêné).. Mais ce n'est pas grave du tout. En fait, avec la seconde partie, l'enquête policière n'est vraiment pas au cœur de l'histoire. L'univers est un peu... en fait je dirais un peu baroque. J'ai été emporté, c'était un bon point. Niveau histoire je suis toujours content quand un roman sort du roman classique de fantasy, c'est à dire le héros sans peur et sans reproche menant une quête pour bouter le Mal hors de leur monde (même si ce principe classique peut donner de très bons romans)... Et quand c'est fait avec talent, comme c'est le cas pour Abyme, c'est du tout bon. L'histoire ici tient plus de la personne qui a donné un coup de pied dans la fourmilière sans la voir et qui se débat avec les fourmis qu'il a dérangées... Mais ici les fourmis sont... disons que ce sont le genre de personnes qu'on aimerait ne pas déranger.
Seul souci de l'histoire.. La fin.. bien trop rapide, environ dix pages n'auraient pas été du luxe pour remplacer l'épilogue.
J'ai aimé
  • L'univers.
  • L'histoire.
Je n'ai pas aimé
  • Quelques noms obscurs.
  • Fin trop rapide.
Ressenti
Bon malgré tout ce que je peux dire. Je pense que je relirai d'autres romans de cet auteur. Peut-être les chroniques des crépusculaires ?

mercredi 23 novembre 2011

Chroniques du nécromancien, tome 1 : L'invocateur, de Gail Z. Martin

The Chronicles of The Necromancer, book 1 : The Summoner en VO
Parution VO en 2007

Hum.. début d'une saga mais...
Le monde du prince Martris Drayke est brusquement plongé dans le chaos le jour où son frère assassine leur père et s'empare du trône. Contraint de fuir, soutenu par une poignée de fidèles compagnons, Martris n'aura de cesse de venger son père et de rétablir son honneur.
Alors que les vivants se liguent contre lui, Martris découvre qu'il pourrait bien être l'héritier d'un don rare et effrayant. Il devra apprendre à dompter ses pouvoirs magiques naissants afin de lever une armée d'alliés... recrutés parmi les morts!

Quand j'ai pris ce bouquin, j'imaginais quelqu'un finissant dans une tour, à moitié fou, entouré de crânes et avec une armée de zombies/squelettes à son service.... oui j'ai beaucoup joué mort-vivants à Warhammer, ça vient de là..
Hélas, j'ai vite déchanté... Visiblement à part un passage particulier, on n'aura le droit, dans cette saga qu'à des invocations d'esprits. Et des vampires, mais des "gentils" vampires mystérieux... bref, comme ça se voit très vite dans le roman que ce n'était pas ce que j'imaginais, je vous laisse deviner ma déception. Ce qui a probablement influé sur ma perception du roman.
Pour le reste... le roman est le roman type de Fantasy, il n'y a pas vraiment d'originalité dans le déroulement du récit. Pour ne pas dire pas du tout. En soi, ce n'est pas trop problématique. En effet beaucoup de romans de fantasy sont de ce type. Prenez les romans des Eddings (que j'aime beaucoup)... Niveau originalité, on a vu mieux. Mais voilà, dans un roman de ce genre, on ne peut avoir envie de lire la suite si :
on s'attache à un personnage
on s'attache à un univers
on aime le style de l'auteur.
Pour reprendre les Eddings, en général, c'était les 3... là c'est aucun. Les personnages, j'en ai trop vus d'identiques, l'univers, bah, suffit de voir au dessus, et je n'ai rien ressenti de particulier avec le style de l'auteur. Après, c'est une question de goûts.
Pourtant, le roman n'est objectivement pas mauvais... Pas parfait, surtout au niveau du rythme qui est mal géré mais ça reste tout à fait correct. En fait, le roman commence quasiment dans le feu de l'action... puis après il y a des période de calme plat avant de reprendre. Certes, c'est inévitable mais là le choc est un peu brutal. Ce n'est pas dramatique, mais ça peut ennuyer certains.
Ensuite, on a le droit à beaucoup d'archétypes de personnages de fantasy, même chose pour les histoires d'amour. Par exemple, il y en a deux, dès la première phrase j'ai senti que l'auteur allait les rapprocher... ça n'a pas loupé, et exactement de la façon prévisible. Après je ne sais pas, peut-être que dans les tomes suivants, il y a des surprises mais là je chronique le tome 1.
Voilà, classique. 

J'ai aimé
  • Le roman se lit bien.
Je n'ai pas aimé
  • Trop classique.
Ressenti
Bah moyen... La déception que j'ai éprouvée vu l'histoire a dû jouer.... Cependant, si vous aimez les romans de ce genre, tentez le coup.... Les goûts peuvent varier et des personnages qui me laissent indifférents peuvent être des chouchous pour d'autres. Mais il faut avoir le temps, il y a au moins 4 tomes je crois. Et le premier fait environ 500 pages.
Perso, si je lis la suite, ça sera bien plus tard. En effet, j'ai eu du mal à avoir ce roman à la bibliothèque, résultat, je n'ai plus le temps de caser ses suites dans mon planning... pour l'instant. On verra si l'envie vient un jour....

mercredi 16 novembre 2011

Espace vital, de Isaac Asimov

Earth is room enough en VO
Parution VO en 1957

Asimov... surprenant.
Quoi de plus utile qu'un chronoscope pour qui veut réhabiliter les Carthaginois calomniés ? Mais quel péril le sondage temporel fait-il courir à l'humanité ?
S'il avait connu la robotique, Sherlock Holmes aurait été obligé de se recycler...
Le corps électoral réduit à un seul et unique électeur : c'est le triomphe de la démocratie électronique...
Il était une fois un pauvre petit ordinateur bien courageux et bien malheureux...


Encore quelques nouvelles d'Asimov, je ne peux qu'apprécier, non ? Contrairement au dernier recueil que j'ai lu de lui, il n'y a pas d'explications entre les nouvelles, dommage.
Espace vital
L'idée de départ est intéressante mais la fin est un peu rapide, dommage.
Les cendres du passé
C'est une des histoires les plus intéressantes que j'ai jamais lues. Surtout la fin (même si dans un sens, c'est arrivé dans notre monde à nous). Et c'est une belle pique aux complotistes.
Effet miroir
Ah les robots... Bah j'avais déjà lu dans le Grand Livre des Robots, j'avais beaucoup aimé cette histoire. L'utilisation de la logique et des Trois Lois (si vous ne les connaissez pas, je vous encourage à les découvrir). Bien sûr, ce sont des personnages récurrents chez Asimov, mais ne pas les connaître n'est pas grave.
Devoir civique
Probablement sans prétention, c'est une nouvelle assez étrange sur un futur possible de la démocratie (auquel je ne crois pas trop... mais ça devait paraître crédible dans les années 50).
Le Pacte
Une vision amusante des pactes avec les démons... C'est plutôt intéressant.
Des histoires pour gosses
La vision des elfes la plus originale que j'ai pu voir... C'est une très bonne nouvelle dont la fin est amusante, ou déprimante, selon le point de vue.
Avec de l'eau partout
Probablement la nouvelle la moins intéressante du roman mais également la plus courte, donc.... Enfin c'est probablement de l'humour, mais je ne suis pas rentré dedans.
Le message
Ah une petite histoire de voyage dans le temps. Très sympathique, surtout quand on connaît ce  quoi cette nouvelle fait allusion.
Satisfaction garantie
Une histoire de robot mais sans que les Trois Lois ne soient au centre (même si la première est bien décrite). Peut-être un peu évidente par moment mais logique quand on y pense.
Le feu de l'Enfer
Une nouvelle pacifiste, on va dire, liée à l'époque.
La dernière trompette
Je crois que c'est la nouvelle de fin du Monde la plus terrifiante que j'ai jamais lue. Sincèrement... Pas besoin de sang ni de larmes, pas besoin de météores ravageant la planète.... Non... Chapeau.
Le barde éternel
Une nouvelle à tendance humoristique... En tous cas je l'ai prise comme telle et c'est bien mené, évident peut-être mais bien mené quand même.
Un jour....
Plutôt triste et mélancolique, cette nouvelle était aussi dans le recueil des robots... Je ne sais pas trop si c'était un futur crédible à l'époque, mais clairement aujourd'hui, ça ne l'est pas (mais rien ne dit d'ailleurs que dans un futur lointain, ça ne redeviendra pas crédible :p).

Il faut bien voir que ce recueil est, de ce que j'ai lu d'Asimov, celui qui me semble le plus daté. Plus que dans d'autres, on sent bien que le temps a passé depuis l'écriture de ces nouvelles. Je ne dis pas que la vision du futur qu'on a aujourd'hui est forcément plus juste que celle qui prédominait il y a 50 ans, bien entendu. Enfin ça donne un certain charme.

J'ai aimé
  • Le style d'Asimov.
  • Plusieurs nouvelles, comme les cendres du passé ou le message.
Je n'ai pas aimé
  • Deux trois nouvelles en dessous du lot mais c'est normal.
Ressenti
Bon... Bien sûr, j'ai du mal à faire une critique précise des nouvelles... mais c'est de l'Asimov, ça se lit toujours bien. Lisez Asimov, c'est le bien !